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17 mai 2014
Je me meurs.
Je n'ai plus beaucoup de temps avant de m'évanouir et de ne plus jamais me réveiller, ainsi il est l'heure de vous divulguer la fin de mon récit. La fin de mon histoire, de ma vie.
L'opération contre l'OSE se déroula la nuit du 16 mai 2014. Mes troupes, mes armées, mes amis et moi-même étions tous en route vers ce que l'on appelle la plateforme de l'OSE.
Peut-être cette appellation de leur quartier général vous inquiète ou alors ne vous dit pas grand chose, laissez-moi vous éclairer. L'OSE est une armée indépendante qui tente de donner le contrôle des mers aux humains en combattant les monarchies et gouvernement marins pré-établis. Il leur faut un accès constant à l'eau. Voici pourquoi leur forteresse est directement au centre de l'océan atlantique. Si j'aurais la possibilité d'utiliser MS paint, je vous en ferais bien un schéma, seulement, je suis en train d'écrire ceci sur une vieille console qui écrit en vert flash sur un fond noir, je ne suis même pas certain si ce message atteindra mon blog... en fait je l'écris plutôt pour moi.
Car pour une fois dans ma vie je veux finir quelque chose que j'ai commencé.
Enfin, retour à notre épopée sanguinaire.
Vers minuit dans ce fuseau horaire, nous avons atteint la base sur nos canots, dans nos navires et dans nos sous-marins. Les missiles furent lancées dès notre approche. Des centaines de milliers d'animaux marins diverses nagèrent plus vite que n'importe quel projectile humain pour apporter à leurs ennemis leur rédemption, leur vengeance. Le sang coula, nous le vîmes, moi et Petit-Canard, de des dizaines de lieues, sur notre vaisseau-mère, le Narvalia. Mon compagnon me fit un signe de main et sautai à la mer pour atterrir sur un canot d'africains. Il semblait sûr de lui, guidant son armée foncée vers la victoire.
Je tentai moi aussi de sauter par dessus bord mais une nageoire agrippa. Je me retournai pour voir ma douce princesse, les yeux mouillés, qui me dit :
«Attention...»
C'est après ce mot sage, que j'embrassai ma nouvelle bien-aimée pour aller au front, tel un leader colossale.
Une fois sur la plateforme, c'est le bruit intense des coups de feu, la transition entre le calme sous la mer et le vacarme des fusils qui me fit mon premier choc. Je m'armai de ma mitrailleuse automatique que j'avais soigneusement attachée dans mon dos et débuta mon massacre. Les corps faibles et squelettiques des humains tombèrent comme des dominos. Mon rire gras couvrait presque entièrement le brouhaha causé par mon arme. Je salivai devant autant de violence, je sentais une partie cachée de moi faire surface, une soif de puissance qui enfin trouvait une source assez grande pour se désaltérée. Je me sentais comme un nouveau moi-même, plus sale, plus animal. Je me trouvai enfin dans un état qui me semblait familier malgré le fait qu'il m'était jusqu'alors inconnu.
Et soudain, désillusion.
Je vis autour de moi mes camarades tomber de la même manière que les hommes. Je les vis tomber, tomber comme des mouches les uns après les autres. Je vis que le combat n'était pas en notre faveur et je réalisai que nous allions perdre. Et alors je vis ce que je ne voulais pas voir.
Je vis Petit-Canard, qui était il y a de ça une heure si souriant, si confiant, perdre sa raison, je le vis verser des larmes devant la chute de ses compagnons et je le vis prendre son fidèle Colt 45 et le porter à sa bouche.
Jamais, jamais je ne souhaite à qui que ce soit de voir ceci de son ami. Je restai bouche-bée et mais l'effleuration d'une balle me fit reprendre conscience. Je courrai vers mon compagnon pour constaté, alors que j'étais encore loin de lui, que «lui» devenait désormais «son cadavre». Je m'éloignai.
Sous la pression du combat et sous la morale tombante, je me souvins de ma mission et levai les yeux vers une grande salle vitrée, au centre de la plateforme. J'y aperçut ma cible, Monsieur S.
Les cadavres et les humains parsemait mon passage, mais ces pauvres obstacles n'était rien contre ma rage de finir cette guerre. J'ouvris les grande porte de la plateforme et m'apprêtai à monter les marches quand, pour une dernière fois cette journée. une nageoire me força à demeurer à cet étage. Rutabaga était là, devant moi. Elle n'était plus sur le Narvalia, elle tenait à m'aider jusqu'à la fin et en bon chef, je lui dis que j'étais d'accord, qu'elle pourrait m'aider à confronter mon ennemi. Ensemble, nageoire dans la nageoire, nous escaladions cet escalier, alors que dehors, nos troupes marchaient toujours contre ceux qui nous semblait il n'y a de ça pas si longtemps invincibles et intuables.
Nous ouvrîmes, tout le deux, en même temps, les portes vers la salle de commande. Ensemble, nous vîmes Monsieur S., debout, qui me fixait, seul. Après un long soupir, il leva son pistolet vers ma tête, alors que je marchais toujours vers lui, et débuta son speech.
«Narval. Narval Solitaire. Tout aurait été tellement plus simple si tu serais mort dans l'espace.»
«Pourquoi vouloir les mers ?»
«Pour le bien de tous.»
«Vous tuer des animaux marins pour ça.»
Il soupira encore.
«Oui, mais ça ce n'est que car toi et ton père aviez tout fait pour créer une rébellion, pour ne pas qu'ils acceptent leur destin.»
Je serrai ma nageoire.
«Ce ne sont pas que les narvals qui se sont rebellé. Les morse aussi l'ont fait.»
«C'est d'ailleurs pourquoi il n'y en a plus qui sont contre nous.»
«C'est faux, la Princesse Rutabaga est encore en vie.»
«Comme je l'ai dit, mon petit Narval, il n'y en a plus qui sont contre nous.»
Dans une ellipse de confusion, je sentis comme deux grandes lames me percer le dos, puis se retirer. Je ne sentis pas tout de suite de douleur, et donc je ne fis que me retourner pour voir Rutabaga, les dents pleines de sang. Je m'écroulai.
«...Pourquoi ? Pourquoi Ruta ?»
«...J'ai besoin des humains Narval... eux seuls peuvent m'aider à repeupler les morses... C'est ce qu'ils m'ont promis...»
«...Non Ruta... Ils se servent de toi...»
«Non Narval, Monsieur S. sait comment les ramener. Les humains ne veulent pas leur mort, ils veulent juste un certain contrôle. Ils veulent de l'ordre. Il y en a encore en captivité, ils peuvent être ramené en mer...»
«Ruta... tu ne comprends pas...»
«...quoi Narval ?»
«C'est l'OSE qui a éliminer les morses. Il n'y en a pas en captivité.»
Je vis le choc dans le visage de ma précédente compagne... Je compris alors qu'elle s'était bien fait jouer d'elle. La rage remontai en moi comme un flot de puissance et l'adrénaline me permis de me dresser. Ensuite, ne cherchez jamais à me demander pourquoi mais sous un afflux de force, je pris Ruta et la lançai par la fenêtre. Ensuite, action.
Je sautai sur Monsieur S. et le frappai à mainte reprise au visage. Je le croyais K.O. mais non, ce salaud est plus fort que les faibles humains. Il me prit et me lança de toute ses forces, mon corps fracassa le mur de béton et le fit éclater. Son lourd poing démembra ma queue alors que je tentai d'esquiver son assaut. Il tenta d'attraper mon cou mais j'utilisai mes nageoires pour lui casser le bras. Pourtant, ce mastodonte me voyait venir et me fit un coup de genou qui me fit percer le plafond avant de retomber sur le toit. Je me redressai encore et vit mon adversaire sortir du toit le poing vers les airs, désormais sans chemise. Il s'élança vers moi et pus prendre mon corps afin de me faire ce que j'appelle un «Elbow Drop» en direction du sol, ce qui créa un nouveau trou par terre. Nous étions de retour dans la salle de commande, tout le deux un peu désorienter. Il fonça de nouveau vers moi, avec une grand enjambée cette fois-ci, mais je pus attraper fermement son pied et le casser. Il tomba par terre et se releva lentement mais ce court instant fut assez pour me laisser le temps de lui transpercer le cœur à l'aide de ma défense.
Et c'est alors qu'il tira trois coups de pistolet dans mon abdomen avant de tomber et mourir.
Je ne pus que me diriger, en rampant, vers l'unique console encore intacte. Je pris le clavier et le mis par terre, et c'est ainsi que j'ai débuté l'écriture de ce message.
On passe désormais de l'imparfait et du passé simple au présent.
Voici donc mon message d'adieu :
"Ainsi, c'est la fin. C'est donc défense brisée et baignant dans mon propre sang que je termine ce tout dernier message.
Je ne veux pas être sauvé, même si cette blessure non-létale pourrait être soignée, je préfère mourir ici égal à mes soldats se battant pour notre juste cause. Je ne vaux pas mieux que n'importe lequel d'entre eux. Je laisse cette plaie béante me consumer à petit feu.
Je ne sais pas ce qui se passera par la suite. Rutabaga risque de prendre le contrôle des mers. Je ne sais pas si elle tentera d'exterminé les humains, si même elle réussira si c'est le cas, et honnêtement, je n'en ai plus rien à foutre.
Je vais m'éteindre, ici et maintenant. Dans 30 ans, plus personne ne se souviendra de moi, et c'est bien comme ça. Je ne suis pas un héro.
Plus j'y repense, plus je me dis que Robert avait raison. "Ce n'est pas en asséchant la rivière qu'on achève la mer." Je peux bien faire un assaut contre qui je veux, je n'en supprimerai pas pour autant les conséquences.
J'ai forgé mes propres choix en suivant ma seule volonté. Seulement, dans l'ultime moment, ce sont ces choix qui m'auront forgé et non l'opposé.
Je ne souhaite ma vie à personne, pourtant je n'ai aucun regret. C'était divertissant d'écrire ici, deux années complètement folles. Mais, je dois y aller, car ce n'est pas seulement la fin de ce blog mais aussi ma fin à moi.
Adieu, cher lecteur anonyme.
Merci."
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04/07/2014
14/05/2014
Bientôt
14 mai 2014
Bientôt nous finirons ce que nous avons commencé. Mon armée est prête, les préparatifs sont finis.
Je me sens vide, tout semble si prêt de la fin.
Enfin, sans nommer de date, bientôt Monsieur S mourra. Je crois avoir hâte.
Bientôt nous finirons ce que nous avons commencé. Mon armée est prête, les préparatifs sont finis.
Je me sens vide, tout semble si prêt de la fin.
Enfin, sans nommer de date, bientôt Monsieur S mourra. Je crois avoir hâte.
29/04/2014
Collaboration arctique
17 avril 2014
Non, non. Je suis en vie. Je suis plus vivant que je ne l'ai jamais été.
Mon nom est Narval Solitaire et je suis un conquérant, appuyé par toute la Terre.
Cher lecteur anonyme, voici le début de ma légende :
À bord de mon sous-marin, aux côtés de mon fidèle prince éthiopien, nous heurtâmes un mur. Ce mur, c'était ce que je crois être le Groenland.
Pour faire histoire courte, nous marchâmes plusieurs kilomètres, suivant les cris de guerre marins, venant du Nord. La neige ne me dérangeait plus, après mes folles mésaventures passées. Ce n'est pas le froid qui tua mon père, la crainte n'était donc pas présente en ce jour annonçant une victoire.
Au sommet de la falaise la plus haute que jamais mes pauvres yeux ne virent, je dominai littéralement des centaines de milliers de narvals. Ils ressemblaient aux vaisseaux que je vis, il y a de cela si longtemps. Près de mon ami, je brandis la tête de mon défunt oncle et la jeta à la mère. Ces fourmis (car c'est de quoi ils avaient l'air, du haut de mon perchoir), débutèrent leur réaction par des questions et des chuchotement. Les plus gras réalisèrent alors ma supériorité et tel un orchestre, un opéra des mers, les narvals crièrent mon nom.
Donc, oui, je suis devenu le Roi des narvals.
Je suis le Roi des Mers.
Merci.
À mon retour, qui fut, lui aussi, très long, j'avais une nouvelle armée à ma disposition, une armée qui, à elle seule, surpassait en nombre l'armée que j'avais déjà acquit. Vous savez ce que cela veut dire ? Ça veut dire que j'ai désormais la force nécessaire pour annihilé Monsieur S.
Annihiler, j'aime ce terme. Je vous en donne une description trouvé sur L'internaute. Détruire, réduire à néant. Ça signifie que, en image figurée, je vais prendre ce cher demeuré de S dans mes palmes, et je vais l'écraser pour en faire une poussière fine que je vendrai à un crackhead, vibrant de convulsions sur un trottoir d'une petite ruelle dans Chicago.
Tout ça pour dire que je domine le monde, et bientôt le reste. J'ai hâte.
Et donc, je suis ici depuis un bon bout de temps. Je n'ai pas pus écrire ici pour la raison suivante : je suis chef de commando d'opérations spéciales. Je me dois de planifier mes attaques. Je n'ai plus de temps libre. Mais, ce soir, les plans furent décidé. Nous attaqueront dans les jours à venir. Oui, j'ai dit nous attaqueront. Ce n'est pas une faute d'orthographe. Je ne voulais pas dire «betterave». En fait, même si j'avais voulu dire le mot «betterave», ma phrase n'aurait fait aucun sens. Elle aurait alors été «Nous betterave dans les jours à venir». Ça ne fait aucun sens. Aucun. Zéro. Nada. Je m'écarte encore du sujet. Désolé, c'est le stress.
Enfin, je vais aller attaquer des humains avec mon armée dans pas longtemps.
J'ai d'ailleurs décidé que ce blog servira par la suite de recueil héroïque sur les avancements d'un général puissant. Je parle de moi là.
Bientôt, j'aurai l'opportunité ultime de ma pauvre vie de narval : la gloire d'être un héro... ou alors la mort de l'esprit confus.
Cher lecteur anonyme, il y a un sentiment profond, enfuis dans mon être, il est enterré sous des montagnes d'orgueil et d’ego démesuré bâtit il n'y a de ça pas si longtemps, mais je le sens. Il est là, ce fantôme, ce rappel de mon existence propre. Je guette du coin de l'âme la preuve que j'ai vécu d'une manière précise. Je vois d'un œil intérieur nouveau que malgré toute la confiance que j'ai pus me bâtir, que j'ai pus accomplir un ramassis général massif au sein de mon for intérieur. Cette partie de moi ne veut pas que ne pas s'en aller. Elle fait partie de moi. Je fais partie d'elle. Je me pose des questions sur son véracité même, sur ce qu'elle est et sur ce qu'elle me veut. Mais elle est plus existante que jamais, ça j'en suis sûr.
Cher lecteur anonyme, je suis confus.
Non, non. Je suis en vie. Je suis plus vivant que je ne l'ai jamais été.
Mon nom est Narval Solitaire et je suis un conquérant, appuyé par toute la Terre.
Cher lecteur anonyme, voici le début de ma légende :
À bord de mon sous-marin, aux côtés de mon fidèle prince éthiopien, nous heurtâmes un mur. Ce mur, c'était ce que je crois être le Groenland.
Pour faire histoire courte, nous marchâmes plusieurs kilomètres, suivant les cris de guerre marins, venant du Nord. La neige ne me dérangeait plus, après mes folles mésaventures passées. Ce n'est pas le froid qui tua mon père, la crainte n'était donc pas présente en ce jour annonçant une victoire.
Au sommet de la falaise la plus haute que jamais mes pauvres yeux ne virent, je dominai littéralement des centaines de milliers de narvals. Ils ressemblaient aux vaisseaux que je vis, il y a de cela si longtemps. Près de mon ami, je brandis la tête de mon défunt oncle et la jeta à la mère. Ces fourmis (car c'est de quoi ils avaient l'air, du haut de mon perchoir), débutèrent leur réaction par des questions et des chuchotement. Les plus gras réalisèrent alors ma supériorité et tel un orchestre, un opéra des mers, les narvals crièrent mon nom.
Donc, oui, je suis devenu le Roi des narvals.
Je suis le Roi des Mers.
Merci.
À mon retour, qui fut, lui aussi, très long, j'avais une nouvelle armée à ma disposition, une armée qui, à elle seule, surpassait en nombre l'armée que j'avais déjà acquit. Vous savez ce que cela veut dire ? Ça veut dire que j'ai désormais la force nécessaire pour annihilé Monsieur S.
Annihiler, j'aime ce terme. Je vous en donne une description trouvé sur L'internaute. Détruire, réduire à néant. Ça signifie que, en image figurée, je vais prendre ce cher demeuré de S dans mes palmes, et je vais l'écraser pour en faire une poussière fine que je vendrai à un crackhead, vibrant de convulsions sur un trottoir d'une petite ruelle dans Chicago.
Tout ça pour dire que je domine le monde, et bientôt le reste. J'ai hâte.
Et donc, je suis ici depuis un bon bout de temps. Je n'ai pas pus écrire ici pour la raison suivante : je suis chef de commando d'opérations spéciales. Je me dois de planifier mes attaques. Je n'ai plus de temps libre. Mais, ce soir, les plans furent décidé. Nous attaqueront dans les jours à venir. Oui, j'ai dit nous attaqueront. Ce n'est pas une faute d'orthographe. Je ne voulais pas dire «betterave». En fait, même si j'avais voulu dire le mot «betterave», ma phrase n'aurait fait aucun sens. Elle aurait alors été «Nous betterave dans les jours à venir». Ça ne fait aucun sens. Aucun. Zéro. Nada. Je m'écarte encore du sujet. Désolé, c'est le stress.
Enfin, je vais aller attaquer des humains avec mon armée dans pas longtemps.
J'ai d'ailleurs décidé que ce blog servira par la suite de recueil héroïque sur les avancements d'un général puissant. Je parle de moi là.
Bientôt, j'aurai l'opportunité ultime de ma pauvre vie de narval : la gloire d'être un héro... ou alors la mort de l'esprit confus.
Cher lecteur anonyme, il y a un sentiment profond, enfuis dans mon être, il est enterré sous des montagnes d'orgueil et d’ego démesuré bâtit il n'y a de ça pas si longtemps, mais je le sens. Il est là, ce fantôme, ce rappel de mon existence propre. Je guette du coin de l'âme la preuve que j'ai vécu d'une manière précise. Je vois d'un œil intérieur nouveau que malgré toute la confiance que j'ai pus me bâtir, que j'ai pus accomplir un ramassis général massif au sein de mon for intérieur. Cette partie de moi ne veut pas que ne pas s'en aller. Elle fait partie de moi. Je fais partie d'elle. Je me pose des questions sur son véracité même, sur ce qu'elle est et sur ce qu'elle me veut. Mais elle est plus existante que jamais, ça j'en suis sûr.
Cher lecteur anonyme, je suis confus.
21/03/2014
Un véritable héro national
21 mars 2014
Cher lecteur anonyme, après presque un mois sans internet, c'est l'heure de faire ce que j'appelle un «retour aux bases». On arrive alors à la question simple de «Qu'est-ce que les bases ?». Les bases du blog... les bases de toute cette histoire...
Moi.
Où est-ce que j'en suis ? Où est-ce que toutes ces misères et ces péripéties sombres m'ont-t-elles amenées ?
Qu'en est-il de Narval Solitaire ? Allons-y avec un texte écrit à la troisième personne et au présent historique.
Narval Solitaire, ce cher petit Narval Solitaire, après son retour de l'espace, décide de consacrer corps et âme à un but précis. Ce but est de tuer son oncle et de venger l'honneur de sa famille. Avec l'aide d'un prince africain, de la dernière descendante de la race morse et de son propre père, notre héro viril combattra l'ennemi jusque dans les plus petits pays parsemés de guerres civiles de l'Europe de l'Est, grâce à un système polico-militaire d'une élaboration incroyable nommé "Conseil des Mers" composé des plus puissantes espèces marines se battant contre les narvals rebels et les humains. Peu après le déclenchement d'une guerre entre les deux camps, Narval et son paternel voyagent jusqu'en Sibérie pour trouver et tuer Robert, l'oncle de Narval, responsable de tout le chaos et de la chute de pouvoir de la lignée des Solitaire que le père de notre protagoniste continuait tant bien que mal. Narval parvient à achever son ennemi, mais pas en empêchant la mort de son propre père. Une fois son court deuil terminé, il se lance dans la quête la plus invraisemblable de son existence : il va tuer le chef d'une armée humaine contre les créatures marines. Il devra, pour atteindre son objectif, utiliser ses actuels ennemis, les narvals, et les faire rejoindre son camp. Toutes les chances sont contre lui, mais notre héro n'en a plus rien à foutre. Il ne fait que suivre ce qu'il croit être sa destiné et retourne en sous-marin à la base de sa propre organisation, pour lancer l'assaut final dans les jours à venir.
Donc, c'est là qu'on en est. Ou presque. Je vais désormais vous raconter ce qui c'est passé entre la fin de mon voyage et maintenant, ainsi que ce que je fous ici au Pole Nord.
J'arrivais donc au Togo et j’apercevais de loin la base. Je reçu alors un message radiophonique d'une bête marine qu'avec tout ce temps passé sans contact social, j'eu de la difficulté à reconnaître.
«-Qui êtes-vous ? Donnez nous la raison de votre venue ici.
-Narval.
-Vous-êtes de l'OSE ? Quittez ou préparez vous à vous faire attaquer.
-Solitaire.»
Long moment de silence. Un sourire se dessinait déjà sur mon visage.
«-Oh shit c'est vraiment lui.»
Je vis la porte sous-marine principale s'ouvrir et ne me fit pas attendre pour pénétrer dans ma propre base. À la seconde ou je plaçai un centimètre cube de mon corps sur la première marche hors de mon sous-marin, je me fis sauter au coup et j'entendis des cris de joies. Le champagne, les femmes et les fleurs coulaient mais aucune réaction ne su passer au travers de mon regard, fixé sur la princesse. Je la vis encore une fois quitter la pièce et encore une fois je la suivit. Je courus après mon avenir impossible tout en détachant certains admirateurs collés sur mon corps, demandant des autographes. Je m'incrustai dans sa chambre.
Elle était là, sur le lit, la bouche inclinée par en bas.
«-Où est ton père ?
-Mort. Comme Robert.»
À la première syllabe que je prononçai, les larmes ressortirent de ses yeux doux. Elle me prit une nouvelle fois dans ses bras.
«-Ne t'en va plus.»
Étrangement, je savait quoi faire. Jamais de toute ma vie n'avais-je ressentit une émotion semblable. Dans un, pour une fois dans ma vie, léger océan de mystère mental et de dilemme décisionnel, je pris une décision. Je lui parlai. Je me rapprochai d'elle.
«-Je suis, moi aussi le seul de quelque chose maintenant. Je sais ce que tu vis.»
Rien ne sortit hors de sa bouche qui souhaitait tant dire.
«-Je suis le dernier Solitaire.»
Les mots sourds devinrent retentissant, explosant mes tympans, détruisant mes cochlées et vibrant mes os. Je sentis mes organes internes éclater et éparpiller leurs restes aux quatre coins de la pièce. Je sentis la limite d'une morse forte. Je vis la désolation dans ses pupilles brillantes crier, hurler. Mais rien. Rien.
Elle tomba par terre, le regard vide.
«-Ne meurs pas.»
Je ne savais pas quoi répondre. Au plus profond de moi, mourir ne m'importait plus.
«-Promets-moi.
-Non.»
Son regard toujours aussi vide se posa sur moi. Elle implorait.
«-Non», répétai-je.
Je me retournai pour quitter la pièce, mais des paroles me retinrent.
«-La confusion. C'est ça. Le mot que je cherche toujours à dire. Je cherchais ce mot depuis tout à l'heure. J'ai vu ton blog. Tu es confus. C'est ça. Tu ne sais pas quoi faire, tu te demandes toujours comment agir, comment vivre, comment répondre à chaque question qu'on te pose, tu ne sais pas ce que tu veux et ne fais que ce tu crois être bon, juste.
Mais tu as changé.
Tu n'est plus Narval.
Tu n'est plus confus. Tu as échanger ton charme pour quelque chose d'autres. Tu es parti, ce jour dans la navette. Jamais nous ne t'avons retrouvé. Tu es toujours dans l'espace.
Celui que je vois devant moi n'est pas mon ami d'enfance, mon fidèle et gentil Narval. Tu n'est plus drôle et plaisant. Tu es direct, froid. Tu n'es concentré que sur la quête que tu t'es donné.»
Là, elle se trompait. Là, j'étais confus.
«-Je t'aime.»
Non pardon, là, j'étais confus.
«-Et toi aussi tu m'aimes. Mais tu es devenu un petit soldat solitaire que tout le monde adore et respecte. Un petit parfait chevalier, risquant sa vie pour le bien du monde et oubliant ses propres sentiments.
Tu es un héro.»
Elle ne se trompait plus. Je l'aimais. Mais un héro... ? Avais-je tant changé ? Vraiment ?
Je suis un héro.
Et en héro je me retournai, je m'avançais vers elle, pris sa joue dans ma main et me rapprochai lentement...
Et en confus je n'eu pas la force de continuer et quittai la pièce.
Donc, je pris une nouvelle décision. Cher lecteur anonyme, j'abandonne une quête pour une autre. Je laisse tomber l'amour idiot pour l'honneur et la vengeance finale.
Je vins à mon second, Petit-Canard. Il sortait de mon sous-marin et m'aperçue. En raison de ma démarche, il compris mes intentions. Il retournai dans le véhicule marin. En y pénétrant, il prit les commandes et ne dit pas un seul mot, comme s'il savait la gravité de la situation. Je m'assis sur un lit inconfortable prêt de lui et déclarai :
«-On va au Pôle Nord.»
C'est l'heure de finir la construction de notre armée juste avant de lancer l'assaut ultime contre notre adversaire.
Cher lecteur anonyme, après presque un mois sans internet, c'est l'heure de faire ce que j'appelle un «retour aux bases». On arrive alors à la question simple de «Qu'est-ce que les bases ?». Les bases du blog... les bases de toute cette histoire...
Moi.
Où est-ce que j'en suis ? Où est-ce que toutes ces misères et ces péripéties sombres m'ont-t-elles amenées ?
Qu'en est-il de Narval Solitaire ? Allons-y avec un texte écrit à la troisième personne et au présent historique.
Narval Solitaire, ce cher petit Narval Solitaire, après son retour de l'espace, décide de consacrer corps et âme à un but précis. Ce but est de tuer son oncle et de venger l'honneur de sa famille. Avec l'aide d'un prince africain, de la dernière descendante de la race morse et de son propre père, notre héro viril combattra l'ennemi jusque dans les plus petits pays parsemés de guerres civiles de l'Europe de l'Est, grâce à un système polico-militaire d'une élaboration incroyable nommé "Conseil des Mers" composé des plus puissantes espèces marines se battant contre les narvals rebels et les humains. Peu après le déclenchement d'une guerre entre les deux camps, Narval et son paternel voyagent jusqu'en Sibérie pour trouver et tuer Robert, l'oncle de Narval, responsable de tout le chaos et de la chute de pouvoir de la lignée des Solitaire que le père de notre protagoniste continuait tant bien que mal. Narval parvient à achever son ennemi, mais pas en empêchant la mort de son propre père. Une fois son court deuil terminé, il se lance dans la quête la plus invraisemblable de son existence : il va tuer le chef d'une armée humaine contre les créatures marines. Il devra, pour atteindre son objectif, utiliser ses actuels ennemis, les narvals, et les faire rejoindre son camp. Toutes les chances sont contre lui, mais notre héro n'en a plus rien à foutre. Il ne fait que suivre ce qu'il croit être sa destiné et retourne en sous-marin à la base de sa propre organisation, pour lancer l'assaut final dans les jours à venir.
Donc, c'est là qu'on en est. Ou presque. Je vais désormais vous raconter ce qui c'est passé entre la fin de mon voyage et maintenant, ainsi que ce que je fous ici au Pole Nord.
J'arrivais donc au Togo et j’apercevais de loin la base. Je reçu alors un message radiophonique d'une bête marine qu'avec tout ce temps passé sans contact social, j'eu de la difficulté à reconnaître.
«-Qui êtes-vous ? Donnez nous la raison de votre venue ici.
-Narval.
-Vous-êtes de l'OSE ? Quittez ou préparez vous à vous faire attaquer.
-Solitaire.»
Long moment de silence. Un sourire se dessinait déjà sur mon visage.
«-Oh shit c'est vraiment lui.»
Je vis la porte sous-marine principale s'ouvrir et ne me fit pas attendre pour pénétrer dans ma propre base. À la seconde ou je plaçai un centimètre cube de mon corps sur la première marche hors de mon sous-marin, je me fis sauter au coup et j'entendis des cris de joies. Le champagne, les femmes et les fleurs coulaient mais aucune réaction ne su passer au travers de mon regard, fixé sur la princesse. Je la vis encore une fois quitter la pièce et encore une fois je la suivit. Je courus après mon avenir impossible tout en détachant certains admirateurs collés sur mon corps, demandant des autographes. Je m'incrustai dans sa chambre.
Elle était là, sur le lit, la bouche inclinée par en bas.
«-Où est ton père ?
-Mort. Comme Robert.»
À la première syllabe que je prononçai, les larmes ressortirent de ses yeux doux. Elle me prit une nouvelle fois dans ses bras.
«-Ne t'en va plus.»
Étrangement, je savait quoi faire. Jamais de toute ma vie n'avais-je ressentit une émotion semblable. Dans un, pour une fois dans ma vie, léger océan de mystère mental et de dilemme décisionnel, je pris une décision. Je lui parlai. Je me rapprochai d'elle.
«-Je suis, moi aussi le seul de quelque chose maintenant. Je sais ce que tu vis.»
Rien ne sortit hors de sa bouche qui souhaitait tant dire.
«-Je suis le dernier Solitaire.»
Les mots sourds devinrent retentissant, explosant mes tympans, détruisant mes cochlées et vibrant mes os. Je sentis mes organes internes éclater et éparpiller leurs restes aux quatre coins de la pièce. Je sentis la limite d'une morse forte. Je vis la désolation dans ses pupilles brillantes crier, hurler. Mais rien. Rien.
Elle tomba par terre, le regard vide.
«-Ne meurs pas.»
Je ne savais pas quoi répondre. Au plus profond de moi, mourir ne m'importait plus.
«-Promets-moi.
-Non.»
Son regard toujours aussi vide se posa sur moi. Elle implorait.
«-Non», répétai-je.
Je me retournai pour quitter la pièce, mais des paroles me retinrent.
«-La confusion. C'est ça. Le mot que je cherche toujours à dire. Je cherchais ce mot depuis tout à l'heure. J'ai vu ton blog. Tu es confus. C'est ça. Tu ne sais pas quoi faire, tu te demandes toujours comment agir, comment vivre, comment répondre à chaque question qu'on te pose, tu ne sais pas ce que tu veux et ne fais que ce tu crois être bon, juste.
Mais tu as changé.
Tu n'est plus Narval.
Tu n'est plus confus. Tu as échanger ton charme pour quelque chose d'autres. Tu es parti, ce jour dans la navette. Jamais nous ne t'avons retrouvé. Tu es toujours dans l'espace.
Celui que je vois devant moi n'est pas mon ami d'enfance, mon fidèle et gentil Narval. Tu n'est plus drôle et plaisant. Tu es direct, froid. Tu n'es concentré que sur la quête que tu t'es donné.»
Là, elle se trompait. Là, j'étais confus.
«-Je t'aime.»
Non pardon, là, j'étais confus.
«-Et toi aussi tu m'aimes. Mais tu es devenu un petit soldat solitaire que tout le monde adore et respecte. Un petit parfait chevalier, risquant sa vie pour le bien du monde et oubliant ses propres sentiments.
Tu es un héro.»
Elle ne se trompait plus. Je l'aimais. Mais un héro... ? Avais-je tant changé ? Vraiment ?
Je suis un héro.
Et en héro je me retournai, je m'avançais vers elle, pris sa joue dans ma main et me rapprochai lentement...
Et en confus je n'eu pas la force de continuer et quittai la pièce.
Donc, je pris une nouvelle décision. Cher lecteur anonyme, j'abandonne une quête pour une autre. Je laisse tomber l'amour idiot pour l'honneur et la vengeance finale.
Je vins à mon second, Petit-Canard. Il sortait de mon sous-marin et m'aperçue. En raison de ma démarche, il compris mes intentions. Il retournai dans le véhicule marin. En y pénétrant, il prit les commandes et ne dit pas un seul mot, comme s'il savait la gravité de la situation. Je m'assis sur un lit inconfortable prêt de lui et déclarai :
«-On va au Pôle Nord.»
C'est l'heure de finir la construction de notre armée juste avant de lancer l'assaut ultime contre notre adversaire.
04/02/2014
Décapitation, délectation
4 février 2014
Et bien, cher lecteur anonyme, je suis triste. Mais dans tout ce drame, je dois vous avouer que j'ai pus trouver un brin de réconfort en ces temps sombres. Apparemment, je sais piloter un sous-marin.
C'était pas bien compliqué, j'ai trouvé le livret d'instruction sur le banc du pilote. Donc, j'ai tout appris cela en une avant-midi.
Après avoir traversé un long tunnel menant vers l'océan, je suis en route vers l'Afrique. Je ne suis plus trop certain de la location du QG, je crois c'est au Cameroun. Enfin, il me semble.
Alors, je suis présentement en plein milieu du Pacifique. Le voyage devrait encore prendre un certain temps, voir quelques jours. Une semaine ou deux j'imagine. Peut-être trois. Je ne suis plus sûr de rien.
Ma quête semble vaine, stupide et irréelle. Je dois tuer un homme dont je ne connais rien. Lui, et possiblement son armée privée. Je ne suis pas trop sûr pourquoi, mais ce but est la seule chose à laquelle je peux encore m'accrocher maintenant. Donc, je m'y restreint.
Sauf que nous ne seront pas assez.
Nous avons besoin d'une force égale à la notre, si nous voulons combattre l'OSE, une armée existante et formée. Quelque chose de puissant et de surprenant. Les narvals.
Non, je ne suis pas fou, c'est juste que je sais une chose : si Robert a prit la peine de mettre une certaine dose de confiance en son neveu, je suis sûr qu'il s'est organisé pour que je puisse prendre la tête de son peuple s'il venait à mourir. Et si vous viviez une crise d'absence durant le dernier mois, je vais donc vous expliquer que mon oncle est mort par ma main il y a de ça pas très longtemps. De tout manière, si la dite crise d'absence est vraiment survenue, vous ne devez pas vraiment plus comprendre pourquoi je suis à bord d'un sous marin appartenant à Monsieur S.
Attendez, j'ai dit «à la tête de son peuple». C'est quand même drôle. Parlant de tête, j'ai décapité mon oncle post-mortem. Ouais, j'ai la tête de Robert à côté de moi. D'accord, d'accord, j'entends votre questionnement me rugir aux oreilles sans même que vous soyez aux alentours. Et bien, dans la mesure où mon oncle n'aurait pas rien prévu, les narvals ne suivent qu'une seule règle s'il n'y a plus de règne monarchique ou gouvernemental : la loi du plus fort. Et j'ai tué le plus fort.
Donc, direction Guinée-Bissau.
Et bien, cher lecteur anonyme, je suis triste. Mais dans tout ce drame, je dois vous avouer que j'ai pus trouver un brin de réconfort en ces temps sombres. Apparemment, je sais piloter un sous-marin.
C'était pas bien compliqué, j'ai trouvé le livret d'instruction sur le banc du pilote. Donc, j'ai tout appris cela en une avant-midi.
Après avoir traversé un long tunnel menant vers l'océan, je suis en route vers l'Afrique. Je ne suis plus trop certain de la location du QG, je crois c'est au Cameroun. Enfin, il me semble.
Alors, je suis présentement en plein milieu du Pacifique. Le voyage devrait encore prendre un certain temps, voir quelques jours. Une semaine ou deux j'imagine. Peut-être trois. Je ne suis plus sûr de rien.
Ma quête semble vaine, stupide et irréelle. Je dois tuer un homme dont je ne connais rien. Lui, et possiblement son armée privée. Je ne suis pas trop sûr pourquoi, mais ce but est la seule chose à laquelle je peux encore m'accrocher maintenant. Donc, je m'y restreint.
Sauf que nous ne seront pas assez.
Nous avons besoin d'une force égale à la notre, si nous voulons combattre l'OSE, une armée existante et formée. Quelque chose de puissant et de surprenant. Les narvals.
Non, je ne suis pas fou, c'est juste que je sais une chose : si Robert a prit la peine de mettre une certaine dose de confiance en son neveu, je suis sûr qu'il s'est organisé pour que je puisse prendre la tête de son peuple s'il venait à mourir. Et si vous viviez une crise d'absence durant le dernier mois, je vais donc vous expliquer que mon oncle est mort par ma main il y a de ça pas très longtemps. De tout manière, si la dite crise d'absence est vraiment survenue, vous ne devez pas vraiment plus comprendre pourquoi je suis à bord d'un sous marin appartenant à Monsieur S.
Attendez, j'ai dit «à la tête de son peuple». C'est quand même drôle. Parlant de tête, j'ai décapité mon oncle post-mortem. Ouais, j'ai la tête de Robert à côté de moi. D'accord, d'accord, j'entends votre questionnement me rugir aux oreilles sans même que vous soyez aux alentours. Et bien, dans la mesure où mon oncle n'aurait pas rien prévu, les narvals ne suivent qu'une seule règle s'il n'y a plus de règne monarchique ou gouvernemental : la loi du plus fort. Et j'ai tué le plus fort.
Donc, direction Guinée-Bissau.
28/01/2014
Comment trouve-t-on un narval dans un blizzard ?
28 janvier 2014
Vous vous souvenez quand je vous disais que j'étais étonné d'être en vie ? La dernière fois que j'ai dit ça je veux dire. Et bien, j'avais une très bonne raison d'être étonné. Sauf que maintenant, je crois pouvoir affirmer avec certitude que je suis vraiment étonné d'être en vie. Par contre, le fait que je suis encore en vie me force à croire à ce que je n'ai jamais cru. Il y a un Dieu en ce monde. Non. Pas un Dieu qui aime et qui réconforte ses adeptes. Non, un Dieu sadique et fou qui ne tient qu'à me faire souffrir.
Il y a de cela 1 an, je vous aurais dit que je souhaiterais mourir. Maintenant, je suis désolé de vous apprendre que c'est toujours le cas. Seulement, mon désir de m'éteindre se fait dépassé dans ma liste de besoins par quelque chose d'infiniment plus important.
Je dois terminer ma quête.
Oui, j'ai dit terminer. Je dis ceci car j'ai tué Robert.
Bon, vous vous souvenez des bouteilles de Coca-Cola vide dans la neige ? La petite addiction de mon oncle ? Et bien, il parait que lorsqu'on suit un fil on arrive à la bobine. Je confirme.
Je marchait, mon père était devant. Il n'avait toujours pas poussé un seul mot, et je dois vous avouer que j'étais en colère contre lui. Je me souviens m'avoir dit qu'il ne me servait à rien et je me demandais ce qu'il faisait ici avec moi. Je le vis un jour cessé sa marche un instant puis courir vers quelque chose que je ne pouvais pas encore discerné.
Nous avons trouvé mon oncle au sur le flanc d'une montagne, le long d'un chemin sinueux, regardant une plaine éclairés de feu à mains d'armées. Des genres de flares. Un peu comme ceux dont l'on se sert pour des pistes d'avions improvisées. Mais il n'y avait pas d'avion. Nous nous sommes approchés de lui. Il ne dit rien. Mon père s'assit près de lui. Je demeurai derrière. Robert savait que c'était la fin. Il demeura là, simplement regardant l'horizon. Regardant cette plaine qui m'intriguait depuis un moment déjà avec ses lumières artificielles.
C'était éternel. Tout ce que l'on pouvait entendre était les rafales, frappant le sol à nos pieds. Ce bruit... je l'entends encore. La tension était incroyable. Ces deux incroyables guerriers, souhaitant respectivement la mort de l'autre, juste assis, devant moi, sans échanger un seul regard car tout les deux savaient très bien qu'un seul contact visuel amènerait à un combat à mort. C'était... c'était comme si mon père et mon oncle voulait profiter de ce dernier instant fraternel. Les deux fils unique du Grand Solitaire. Les deux derniers Solitaire de leur génération. Les derniers. Puis, l'un d'eux en eu assez.
«-C'est fini, mon frère.»
Je dois vous avouer ne pas savoir lequel des deux dires cette phrase. Les deux anciens amis se levèrent simultanément. Il se tournèrent enfin l'un vers l'autre, prirent chacun quelques pas en arrière et foncèrent tête première vers leur adversaire à chaque, défense levée.
Souvent, j'ai dit que des visions que j'avais paraissaient être sans fin, qu'elles me restaient dans l'âme pour toute ma vie. Le vaisseau, les marches de ma cellule, les narvals dans l'espace, le jardin africain avec Princesse Rutabaga... et bien c'est encore arrivé une fois. La fois où mon père fut tué devant mes yeux.
Sa défense avait éraflée la joue de Robert. Celle de mon oncle transperçait le cou de mon paternel. Je tombai par terre. Ses yeux normalement provocateur perdirent de leur usuel strict. Ils se vidèrent. Ils se fixèrent sur moi alors que j'attendis ses premiers mots depuis maintenant des jours.
«-Fait honneur à ton nom. Narval.»
Puis l’invincible combattant s'écroulai par terre.
J'étais détruit.
J'avais l'impression de mourir en même temps que mon père.
J'étais mort.
J'étais abasourdi.
J'étais triste.
Idiot.
Furieux.
Plus fort que mon propre père.
Agrippant toute la puissance cachée au plus profond de mon esprit, j'atteint l'illumination meurtrière et me jetai sur Robert en hurlant. Nous déboulèrent le flanc de la montagne. Je crus voir de la neige tomber alors que je le frappais lorsque la gravité me le permettait. Une avalanche. Mais je n'en avais rien à foutre. Il devait mourir, ici et maintenant.
Puis je tombai une nouvelle fois.
---
Je me réveillai dans un lieu que je ne connaissais pas. Je repris lentement contrôle de ma vision. C'était sombre, grand. Je m’appuyai sur un mur de brique. Je tombai encore maintes fois avant de pouvoir correctement m'avançai dans la zone inconnue dans laquelle je m'étais retrouvée. C'est alors que le souvenir du meurtre de mon père m’alarma. Je suis redressé avec la vitesse d'une navette N.A.R.V.A.L. 0.3 et chercha partout pour le tueur. Puis je vis un symbole sur le mur de brique. Je m'éloignai pour le voir. «OSE». Cela ne m'étais pas inconnu... mon père m'en avait déjà parlé...
L'armée privée de Monsieur S.
Nous étions dans leur QG, apparemment abandonné. Voilà ce que Robert faisait en Sibérie. Mon père le savait. Ils ont donc un nouveau QG ? Un nouveau lieu de raliement ? Une organisation comme l'OSE ne peut pas logiquement avoir un établissement dans un pays de l'occident. Elle doit se cacher. La Sibérie paraissait logique. Pourquoi quitter cette base ? Pourquoi ?
Mais tout ce questionnement stoppé bien assez vite par un tir. Je vis une balle pénétrer le fameux mur et couru me camoufler dans une pièce vitrée, devant quatre sous-marins. Un second tir fut visé directement vers ma tête, mais la paroi anti-balles l'arrêta. Je pus alors voir Robert, au sommet d'un des sous-marins. Je cherchai une arme, n'importe laquelle, pour rivaliser avec ce salaud. Je me mis à ouvrir chaque tiroir, chaque armoire pendant que des balles tentaient si bien que mal de traverser ma défense. Des miettes tombèrent à mes pieds, devant chaque portière que j'ouvrais. Je trouvai une vieille carabine munie d'une baïonnette, le genre que l'on retrouve seulement dans les vieux films de Première Guerre Mondiale.
Je courus dehors, pris le temps de bien viser Robert alors qu'il rechargeait son arme puis tirai.
Un coup direct dans la nageoire. Il sauta à l'eau et disparu. C'était stupide de ma part de rester où j'étais. Même avec un nageoire en moins, Robert était beaucoup plus fort que moi. Je cherchai un moyen de m'enfuir quand je vis des barils d'essence. C'était peut-être ma chance. Je tirai et fit exploser les contenants. Le feu réussit à déclencher le système d'incendie, ce qui était justement mon intention. Au travers de la fumée, des gouttelettes d'eau, Robert ne pourra pas me trouver facilement.
Puis, un idée me vint à l'esprit, je pouvais me servir du bruit gigantesque de l'alarme pour éviter que mon adversaire m'entende. Je courus me cacher derrière une caisse et attendit de le voir se placer au centre de la pièce, me cherchant partout du regard, en tenant fermement sa blessure. Et soudain, le moment tant attendu fut. Il se retourna vers les sous-marins quand je débutai ma course folle vers ma vengeance. Jamais il ne vit ni n'entendit la baïonnette lui traverser le coup, comme sa défense traversant celui de mon père.
Il s'écroula par terre. Je voyais bien qu'il lui restait des forces. Presque simultanément, l'alarme cessa son bruit atroce. Il était grand temps pour son discours dernier.
«-Ton père n'était pas un bon chef, Narval.
-Je sais.
-Je suis désolé. Il fallait que je t'écarte, tu m'aurais empêché de le tuer.
-C'est vrai. Mais pourquoi l'espace ?
-Ton père était bien trop fort et bien trop influent. Il me fallait l'envoyé ailleurs. Je savais que les humains pourraient le maîtriser. Devine pourquoi il s'est retrouvé dans le même vaisseau que toi ?
-...pour me sauver.
-Exactement. Et c'est lui qui a écrit le message du 19. Pas moi.»
C'est la que je compris enfin que mon doute était bien fondé. Mon oncle... n'était pas réellement mauvais. Il tentait de mettre de l'ordre. Oui par la violence, par la guerre. Mais son but n'était pas mal. S'il croyait que c'était la seule bonne méthode à prendre alors soit. Après un long silence, la conversation repris.
«-Monsieur S.
-Qu'est-ce qu'il y a avec cet homme ?
-Il se servait de moi, une fois que je serai mort, il se servira de la guerre que j'ai déclenchée et de ses forces pour contrôler les mers. Les humains veulent nous faire subir leurs lois, leur règles. Nous rendre aussi esclaves à leur société qu'ils le sont. Il faut le tuer.
-Pourquoi ça serait à moi de faire ça ?
-Qui a mit ton père dans cette cage ? Qui a annihilé la race des morses ? Qui détruit tout ce que tu as déjà aimé depuis ton départ dans la navette ? Lui. Il est mauvais. Tu dois le tuer.»
Sur ce, il creva.
Je ne savais pas quoi faire. Son dernier mot était comme un soupir, comme si son âme flottait hors de sa gueule lorsqu'il le prononça. «Tuer». C'est tout ? Je le tue et tout est fini ?
Et ça, ça va ramener la paix, les morses, ...mon père ? Non.
Mais si ça peut aidé notre cause, alors je n'ai plus rien à perdre.
Bon, c'est l'heure de voir si je peux piloter un sous-marin.
Vous vous souvenez quand je vous disais que j'étais étonné d'être en vie ? La dernière fois que j'ai dit ça je veux dire. Et bien, j'avais une très bonne raison d'être étonné. Sauf que maintenant, je crois pouvoir affirmer avec certitude que je suis vraiment étonné d'être en vie. Par contre, le fait que je suis encore en vie me force à croire à ce que je n'ai jamais cru. Il y a un Dieu en ce monde. Non. Pas un Dieu qui aime et qui réconforte ses adeptes. Non, un Dieu sadique et fou qui ne tient qu'à me faire souffrir.
Il y a de cela 1 an, je vous aurais dit que je souhaiterais mourir. Maintenant, je suis désolé de vous apprendre que c'est toujours le cas. Seulement, mon désir de m'éteindre se fait dépassé dans ma liste de besoins par quelque chose d'infiniment plus important.
Je dois terminer ma quête.
Oui, j'ai dit terminer. Je dis ceci car j'ai tué Robert.
Je marchait, mon père était devant. Il n'avait toujours pas poussé un seul mot, et je dois vous avouer que j'étais en colère contre lui. Je me souviens m'avoir dit qu'il ne me servait à rien et je me demandais ce qu'il faisait ici avec moi. Je le vis un jour cessé sa marche un instant puis courir vers quelque chose que je ne pouvais pas encore discerné.
Nous avons trouvé mon oncle au sur le flanc d'une montagne, le long d'un chemin sinueux, regardant une plaine éclairés de feu à mains d'armées. Des genres de flares. Un peu comme ceux dont l'on se sert pour des pistes d'avions improvisées. Mais il n'y avait pas d'avion. Nous nous sommes approchés de lui. Il ne dit rien. Mon père s'assit près de lui. Je demeurai derrière. Robert savait que c'était la fin. Il demeura là, simplement regardant l'horizon. Regardant cette plaine qui m'intriguait depuis un moment déjà avec ses lumières artificielles.
C'était éternel. Tout ce que l'on pouvait entendre était les rafales, frappant le sol à nos pieds. Ce bruit... je l'entends encore. La tension était incroyable. Ces deux incroyables guerriers, souhaitant respectivement la mort de l'autre, juste assis, devant moi, sans échanger un seul regard car tout les deux savaient très bien qu'un seul contact visuel amènerait à un combat à mort. C'était... c'était comme si mon père et mon oncle voulait profiter de ce dernier instant fraternel. Les deux fils unique du Grand Solitaire. Les deux derniers Solitaire de leur génération. Les derniers. Puis, l'un d'eux en eu assez.
«-C'est fini, mon frère.»
Je dois vous avouer ne pas savoir lequel des deux dires cette phrase. Les deux anciens amis se levèrent simultanément. Il se tournèrent enfin l'un vers l'autre, prirent chacun quelques pas en arrière et foncèrent tête première vers leur adversaire à chaque, défense levée.
Souvent, j'ai dit que des visions que j'avais paraissaient être sans fin, qu'elles me restaient dans l'âme pour toute ma vie. Le vaisseau, les marches de ma cellule, les narvals dans l'espace, le jardin africain avec Princesse Rutabaga... et bien c'est encore arrivé une fois. La fois où mon père fut tué devant mes yeux.
Sa défense avait éraflée la joue de Robert. Celle de mon oncle transperçait le cou de mon paternel. Je tombai par terre. Ses yeux normalement provocateur perdirent de leur usuel strict. Ils se vidèrent. Ils se fixèrent sur moi alors que j'attendis ses premiers mots depuis maintenant des jours.
«-Fait honneur à ton nom. Narval.»
Puis l’invincible combattant s'écroulai par terre.
J'étais détruit.
J'avais l'impression de mourir en même temps que mon père.
J'étais mort.
J'étais abasourdi.
J'étais triste.
Idiot.
Furieux.
Plus fort que mon propre père.
Agrippant toute la puissance cachée au plus profond de mon esprit, j'atteint l'illumination meurtrière et me jetai sur Robert en hurlant. Nous déboulèrent le flanc de la montagne. Je crus voir de la neige tomber alors que je le frappais lorsque la gravité me le permettait. Une avalanche. Mais je n'en avais rien à foutre. Il devait mourir, ici et maintenant.
Puis je tombai une nouvelle fois.
---
Je me réveillai dans un lieu que je ne connaissais pas. Je repris lentement contrôle de ma vision. C'était sombre, grand. Je m’appuyai sur un mur de brique. Je tombai encore maintes fois avant de pouvoir correctement m'avançai dans la zone inconnue dans laquelle je m'étais retrouvée. C'est alors que le souvenir du meurtre de mon père m’alarma. Je suis redressé avec la vitesse d'une navette N.A.R.V.A.L. 0.3 et chercha partout pour le tueur. Puis je vis un symbole sur le mur de brique. Je m'éloignai pour le voir. «OSE». Cela ne m'étais pas inconnu... mon père m'en avait déjà parlé...
L'armée privée de Monsieur S.
Nous étions dans leur QG, apparemment abandonné. Voilà ce que Robert faisait en Sibérie. Mon père le savait. Ils ont donc un nouveau QG ? Un nouveau lieu de raliement ? Une organisation comme l'OSE ne peut pas logiquement avoir un établissement dans un pays de l'occident. Elle doit se cacher. La Sibérie paraissait logique. Pourquoi quitter cette base ? Pourquoi ?
Mais tout ce questionnement stoppé bien assez vite par un tir. Je vis une balle pénétrer le fameux mur et couru me camoufler dans une pièce vitrée, devant quatre sous-marins. Un second tir fut visé directement vers ma tête, mais la paroi anti-balles l'arrêta. Je pus alors voir Robert, au sommet d'un des sous-marins. Je cherchai une arme, n'importe laquelle, pour rivaliser avec ce salaud. Je me mis à ouvrir chaque tiroir, chaque armoire pendant que des balles tentaient si bien que mal de traverser ma défense. Des miettes tombèrent à mes pieds, devant chaque portière que j'ouvrais. Je trouvai une vieille carabine munie d'une baïonnette, le genre que l'on retrouve seulement dans les vieux films de Première Guerre Mondiale.
Je courus dehors, pris le temps de bien viser Robert alors qu'il rechargeait son arme puis tirai.
Un coup direct dans la nageoire. Il sauta à l'eau et disparu. C'était stupide de ma part de rester où j'étais. Même avec un nageoire en moins, Robert était beaucoup plus fort que moi. Je cherchai un moyen de m'enfuir quand je vis des barils d'essence. C'était peut-être ma chance. Je tirai et fit exploser les contenants. Le feu réussit à déclencher le système d'incendie, ce qui était justement mon intention. Au travers de la fumée, des gouttelettes d'eau, Robert ne pourra pas me trouver facilement.
Puis, un idée me vint à l'esprit, je pouvais me servir du bruit gigantesque de l'alarme pour éviter que mon adversaire m'entende. Je courus me cacher derrière une caisse et attendit de le voir se placer au centre de la pièce, me cherchant partout du regard, en tenant fermement sa blessure. Et soudain, le moment tant attendu fut. Il se retourna vers les sous-marins quand je débutai ma course folle vers ma vengeance. Jamais il ne vit ni n'entendit la baïonnette lui traverser le coup, comme sa défense traversant celui de mon père.
Il s'écroula par terre. Je voyais bien qu'il lui restait des forces. Presque simultanément, l'alarme cessa son bruit atroce. Il était grand temps pour son discours dernier.
«-Ton père n'était pas un bon chef, Narval.
-Je sais.
-Je suis désolé. Il fallait que je t'écarte, tu m'aurais empêché de le tuer.
-C'est vrai. Mais pourquoi l'espace ?
-Ton père était bien trop fort et bien trop influent. Il me fallait l'envoyé ailleurs. Je savais que les humains pourraient le maîtriser. Devine pourquoi il s'est retrouvé dans le même vaisseau que toi ?
-...pour me sauver.
-Exactement. Et c'est lui qui a écrit le message du 19. Pas moi.»
C'est la que je compris enfin que mon doute était bien fondé. Mon oncle... n'était pas réellement mauvais. Il tentait de mettre de l'ordre. Oui par la violence, par la guerre. Mais son but n'était pas mal. S'il croyait que c'était la seule bonne méthode à prendre alors soit. Après un long silence, la conversation repris.
«-Monsieur S.
-Qu'est-ce qu'il y a avec cet homme ?
-Il se servait de moi, une fois que je serai mort, il se servira de la guerre que j'ai déclenchée et de ses forces pour contrôler les mers. Les humains veulent nous faire subir leurs lois, leur règles. Nous rendre aussi esclaves à leur société qu'ils le sont. Il faut le tuer.
-Pourquoi ça serait à moi de faire ça ?
-Qui a mit ton père dans cette cage ? Qui a annihilé la race des morses ? Qui détruit tout ce que tu as déjà aimé depuis ton départ dans la navette ? Lui. Il est mauvais. Tu dois le tuer.»
Sur ce, il creva.
Je ne savais pas quoi faire. Son dernier mot était comme un soupir, comme si son âme flottait hors de sa gueule lorsqu'il le prononça. «Tuer». C'est tout ? Je le tue et tout est fini ?
Et ça, ça va ramener la paix, les morses, ...mon père ? Non.
Mais si ça peut aidé notre cause, alors je n'ai plus rien à perdre.
Bon, c'est l'heure de voir si je peux piloter un sous-marin.
14/01/2014
Malheureusement en vie
14 janvier 2014
Je respire toujours, apparemment.
Ça fait désormais 6 jours depuis le dernier mot que j'ai adressé à mon père. Cela fait maintenant 8 jours depuis le dernier mot qu'il m'a adressé.
La dernière phrase que je lui ai dictée fut : «Comment trouve-t-on un narval dans un blizzard ?». Je n'ai pas eu de réponse.
Mon père est un idiot. Il semble fort et connaisseur, mais il n'a aucune idée de ce qu'il fait. Il ère sans but, donnant impression d'être sûr de lui mais de rien il n'est certain. Il ne fait que semblant. Tout ce qu'il fait est faux. C'était un mauvais leader, de la même manière que c'était un mauvais père. Je le hais.
Pourtant, il a l'air si accroché à retrouver Robert, comme s'il savait qu'il était ici et qu'il allait tomber sur lui dans les prochains jours. Comme si Robert allait laissé des traces...
Ah, c'est quoi ça ?
Une bouteille vide ?
Coca-Cola ?
Je respire toujours, apparemment.
Ça fait désormais 6 jours depuis le dernier mot que j'ai adressé à mon père. Cela fait maintenant 8 jours depuis le dernier mot qu'il m'a adressé.
La dernière phrase que je lui ai dictée fut : «Comment trouve-t-on un narval dans un blizzard ?». Je n'ai pas eu de réponse.
Mon père est un idiot. Il semble fort et connaisseur, mais il n'a aucune idée de ce qu'il fait. Il ère sans but, donnant impression d'être sûr de lui mais de rien il n'est certain. Il ne fait que semblant. Tout ce qu'il fait est faux. C'était un mauvais leader, de la même manière que c'était un mauvais père. Je le hais.
Pourtant, il a l'air si accroché à retrouver Robert, comme s'il savait qu'il était ici et qu'il allait tomber sur lui dans les prochains jours. Comme si Robert allait laissé des traces...
Ah, c'est quoi ça ?
Une bouteille vide ?
Coca-Cola ?
04/01/2014
Nouvelles
4 janvier 2014
Ma situation est toujours pénible. Enfin, notre situation.
Aucune trace de Robert. Combien de collines, de montagnes, de monts avons-nous du escalader ? Nous avons scruter la Sibérie de fond en comble au moins sept fois j'en suis certain. Pourtant, mon père n'ose pas abandonner.
Moi, oui.
Ça en est assez, mon père ne veut pas le comprendre. Nous avons gaspillé le temps des fêtes à chercher un oncle qui a trahis notre famille. Ça me rappelle un party de famille qui a mal finit, mais ce qui se passe présentement est bien plus dramatique.
Pourtant, au moment où je fais pénétrer le sujet de l'abandon à mon paternel, il me balance des insultes et repart marcher. Il est persuadé que nous retrouverons Robert. Mon père est complètement fou. Je n'en peux plus.
Ma situation est toujours pénible. Enfin, notre situation.
Aucune trace de Robert. Combien de collines, de montagnes, de monts avons-nous du escalader ? Nous avons scruter la Sibérie de fond en comble au moins sept fois j'en suis certain. Pourtant, mon père n'ose pas abandonner.
Moi, oui.
Ça en est assez, mon père ne veut pas le comprendre. Nous avons gaspillé le temps des fêtes à chercher un oncle qui a trahis notre famille. Ça me rappelle un party de famille qui a mal finit, mais ce qui se passe présentement est bien plus dramatique.
Pourtant, au moment où je fais pénétrer le sujet de l'abandon à mon paternel, il me balance des insultes et repart marcher. Il est persuadé que nous retrouverons Robert. Mon père est complètement fou. Je n'en peux plus.
25/12/2013
24/12/2013
Il fait froid en enfer
24 décembre 2013
Mon père ne me parle plus. Nous marchons jours et nuit et ne dormons que très, très rarement.
La dispute se continue. Notre relation devient d'une température encore plus basse que notre environnement.
Robert est introuvable.
Noël est pénible.
Mon père ne me parle plus. Nous marchons jours et nuit et ne dormons que très, très rarement.
La dispute se continue. Notre relation devient d'une température encore plus basse que notre environnement.
Robert est introuvable.
Noël est pénible.
22/12/2013
Engelure à la dignité
22 décembre 2013
Ah, le temps des fêtes. De la joie, du cœur, de la famille. De la neige. Des tonnes et des tonnes de neige.
Je suis en Sibérie.
Sinon, côté famille, et bien j'ai eu une longue chicane avec mon père. Premièrement, nous ne savons que Robert est PROBABLEMENT ici, mais c'est grand la Sibérie. Deuxièmement, c'est lui qui a écrit le message du 19 décembre 2012. Pas mon oncle. Et il ne veut pas me dire pourquoi.
Tout va mal.
Nous ne savons pas quoi chercher, on dirait que tout cela est vain. Comment retrouver un narval dans un blizzard éternel sur des kilomètres carrés ?
Enfin, ceci n'est pas vraiment un message usuel mais plutôt une mise à jour sur ma situation.
Et puis, je vais mal. Salut, cher lecteur anonyme.
19/12/2013
19
19 décembre 2013, 12:04
Je suis présentement dans l'hôtel. Nous allons bientôt partir pour le château de Vaduz. Nous avons déjà appelé le taxi. Petit plaisir en ces temps sombres : mon père qui tente de communiquer à la communauté locale au téléphone. Fin du plaisir.
J'ai désormais un cellulaire intelligent, un smartphone. Je vais pouvoir continuer ce message durant la journée et suivre les événements. Ah, le taxi est là. Je vais donc continuer sur la route.
Bon, comme je disais, nous nous rendons à notre destination pour rencontrer Robert. Enfin, l'objectif n'est peut-être pas nécessairement de la rencontrer. Peut-être qu'il consiste aussi un tout petit peu de le trucider et d'uriner sur son cadavre. Ou pas. En fait, je tiens à le laisser parler avant de faire quoi que ce soit. Voyez-vous, cher lecteur anonyme, je suis plus fair-play que mon oncle. Je vais écouter ce qu'il a à dire pour deux raisons précises. La première est simple : je le dois. Il me faut entendre sa voix, ses dires et ses idées. Je veux savoir ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Je connais déjà une partie de la réponse mais je tiens à la connaître dans son intégralité. La deuxième est encore plus simpliste : je souhaite éviter une guerre qui aurait la possibilité de ruiner l'environnement maritime et terrestre de notre planète en plus de décimer entièrement plusieurs peuples de toutes les espèces. Cette guerre, si jamais elle parvient à exister, ce que je ne désire pas le moindre du monde, risquerait d'impliquer bon nombre de pays humains ainsi que plusieurs nations marines. Ce serait alors la Quatrième Grande Guerre Marine ainsi que fort probablement la Troisième Guerre Mondiale.
Mes compagnons comprennent l'envergure que toute cette tension pourrait prendre et sont d'accord avec l'idée de ne pas commencer d'hostilité. Tous ont agréés.
Ah, je vois la forteresse.
---
19 décembre 2013, 18:54
Je meure. C'est finis. J'écris cet ultime message dans les décombres d'un immeuble à logement abandonné. La guerre est amorcée. L'aide est vaine. Tout le monde a perdu.
---
19 décembre 2013, 19:11
Mon père me crie de rester calme, de cesser d'écrire sur mon clavier. Je ne peux pas. Vous êtes mon échappatoire, mon moyen de survie psychologique. Je suis en vie si j'écris, je le sais. Il agrippe. Il m'amène dans la pièce d'à côté et me hurle de ne pas tomber en dormi. Ça va, papa. J'ai mon lecteur anonyme. Je vis. Tout s'assombri.
---
19 décembre 2013, 19:19
Je suis en vie. Nous sommes au dernier étage d'un bâtiment. Plusieurs de nos hommes sont mort en protégeant moi et mon père. Je suis à demi-mort. Je dois survivre. Je dois écrire. Je dois expliquer au monde pourquoi cette guerre a éclatée et en décrire les conséquences. Vous devez lire et savoir. Je dois terminer ce message avant de terminer de respirer.
Nous sommes arrivés au château à environ deux heures de l'après-midi. Le ciel était dégagé, beau. D'un bleu pur. D'un mouvement défensif, j'ouvris la grande porte du château. C'est à cet instant que j'aperçut du coin de l’œil une escouade de somaliens passer du côté droit du bâtiment. Bon, j'imagine que des renforts au besoin n'était pas complètement une mauvaise idée. J'entrai d'abord, mon père ensuite, Ruta et Petit-Canard côte à côte en arrière. Nous marchâmes le long de la cours, vide de vies. Rien. Il n'y avait rien. Tout cela était louche, mais je savais que Robert n'aurait pas tenter une attaque surprise ou quoi que ce soit du genre. Il allait patiemment m'attendre.
Et il était là. Assis, sur le trône. Colonel Sauce Jaune à droite et un homme en costume cravate, plutôt costaud et d'une grandeur plus haute que la moyenne, à sa gauche. Cet homme devait être l'infâme Monsieur S. J'aurais parier n'importe quoi que c'était lui. Robert se leva pour nous observer. Nous nous plaçâmes ainsi, du point de vue de la porte : Petit-Canard, Ruta, moi et mon père. Après un long sourire, mon oncle prit parole.
«-Comment va mon neveu adoré ?»
Je serai mes poings mais su garder contrôle de mon corps. Je su résister à l'envie urgente qui me coulais dans les veines de ruiner son visage de la manière la plus violente que j'aurais pus imaginer dans la fraction de seconde qui me séparait de ma cible.
«-Cet homme, qui est-il ?
-Lui ? dit-il est se retournant vers la cravate. C'est Monsieur S. Le général en chef de l'OSE. Mon ami.»
Comme je le croyais. Il fit à peu près cinq pas vers nous et me fixa longuement.
«-Voici donc les grands du Conseil des Mers. C'est impressionnant ce que vous avez pus accomplir en si peu de temps. Réunir autant de races marines en quelques jours. Votre puissance est incroyable. Mais, elle est instable. Vous pensez pouvoir rivaliser avec mes forces et celle de l'OSE ? C'est inutile.
-Nous sommes aussi puissant que vous, voir plus, affirma Petit-Canard en coupant mon oncle.»
Encore un long échange de regard.
«-Avorton se prétendant être prince, qui t'as donc donné le droit de parler ? Sais-tu seulement qui je suis, garçon du Burkina Faso ?
-Vous êtes un lâche.»
Je vis la colère emplir les yeux de mon parent. C'était plaisant à voir.
«-Qui est donc votre supérieur ? Qui dirige réellement le Conseil ?
-Narval, s'empressa de dire Ruta, sans se soucier de ma confusion quant à sa réponse.
-Oui, c'est Narval, confirma notre prince.»
Robert porta alors ses pupilles sombres sur mon père.
«-C'est exact.»
La réponse de mon père laissa mon oncle bouche-bée, comme s'il s'attendait à autre chose.
«-Et bien, mon frère ! Moi qui te croyais avide de pouvoir.
-C'est un trait de famille que je choisis parfois d'oublier.»
La fureur demeura ce qui semblait être des heures sur le visage de mon ennemi. Je vis Monsieur S. ricaner un peu en arrière. Il semblait totalement absent de l’événement, comme s'il ne se sentait pas concerner. Pourtant, son armée était en jeu. Cet homme m’inquiétait. Comparer à lui, la réaction de Colonel Condiment était tout à fait normale. À chaque réponse crue qui sortait d'une de nos bouches, il mettait un pied en arrière, comme s'il prenait le coup pour son maître. Je décidai de parler.
Merde. Désolé, je dois couper mon histoire. Nous avons su protéger notre territoire mais nous devons changer de location.
---
19 décembre 2013, 19:48
Mon père et moi sommes au sommet d'un immeuble d'une quinzaine d'étage. Je vois des avions dévaler dans le ciel rouge. Vaduz est à feu et à sang. Je vois une traînée de napalm être lancée sur ce qui semble être le centre-ville. C'est chaotique. La Troisième Guerre Mondiale est là. Et je sais qu'à quelque part sur Terre, la Quatrième Grande Guerre Marine est amorcée. Mon père me demande ce que nous ferrons. Je prends le temps de réfléchir et résume notre objectif présent en quelques mots.
«-On trouve et on tue Robert.»
Mon père prit lui aussi un certain temps pour penser. Après quelques minutes, il réalisa que c'était la meilleure chose à faire. Robert était partit par l'Est, dans un char d'assaut que mon père tente désormais de localiser grâce à la lunette de son Barrett. Cela me permet donc de continuer mon récit.
Comme je disais, je pris parole.
«-Que veux-tu Robert ? Pourquoi ceci ? C'est la guerre que tu veux, non ? Car comme tu le dis, tu es sûr de gagner, alors qu'à tu à perdre ? Tu crains donc notre si faible puissance ?
-Non, Narval, je souhaite seulement éviter des pertes narvaliennes inutiles.
-Alors, que veux-tu ?
-Que vous déssoudiez le Conseil des Mers.»
Je fus abasourdi. Comment pensait-il me faire accepter quelque chose d'aussi insensé pour moi ? Enlever ma seule réelle défense et abandonner ? Non, jamais.
«-Non, Robert je ne
Bang.
Quoi ?
Tout stoppa. Le temps était arrêté.
C'est un déclic d'une arme que je viens t'entendre. Et ce bruit là, c'était une douille rebondissant au sol.
Je portai mon regard lentement vers la gauche. Je vis un corps tomber à la renverse sur les dalles. Colonel Moutarde. L'éclat de sang gicla dans l'air. Je continuai de tourner ma tête. Je sentis Ruta sauter vers Petit-Canard. Je tournai mon regard pour comprendre et je vis.
Je vis Petit-Canard, le bras droit, un Colt 45, fumée exaltante du canon, pointant désormais mon oncle.
Ruta agrippa fermement le prince et le lança au sol, pendant qu'une deuxième balle retentissait et alla se loger au plafond. Mon père pris mon bras et m'amena au pas de course hors du palais. Je tentai de trouver Ruta mais je ne la voyais déjà plus. Je ne voyais que des coups de feu et des combats entre des humains au quatre coins de la salle. Mon père et moi même furent enfin dehors. Il me lâcha alors et commençai à lutter contre des forces de l'OSE. Remis de mon choc, je fis de même. Après quelques dizaines de vagues d'humains ridiculement faible, mon paternel et moi-même avions gaspillé maints chargeurs et ne trouvions plus de munitions sur les cadavres. Après une inspection plus raisonnable, nous remarquâmes que plus aucuns humains ne vint à nous. Sans nous poser de question concrète, nous allions entamer une marche hors du jardin mais mon oncle sortit par les grands portes et me fixa.
«-NARVAL ! SI TU SOUHAITE VRAIMENT ME TUER, ALORS VIENT !»
À main désarmée, je m'apprêtais à foncer vers Robert mais mon père me tira par la nageoire. Il s’adressa alors à Robert.
«-En temps et lieu.»
C'est à se moment que l'enfer se produit.
Au travers de toutes les explosions, tous les tirs et tous les cris, deux chars d'assaut transpercèrent les murailles de la cours de chaque côté du château. L'un d'eux vient se placer en face de Robert, qui s'empressa de le chevaucher.
«-Et bien, d'accord. En temps et lieu, cher frère !»
Et il partit. Ouais, moi aussi je me pose encore des questions. De tous les ennemis que j'aurais pus choisir, j'ai pris le plus chanceux. Il nous laissa donc avec l'autre char d'assaut, dont le canon visait lentement le milieu de mon visage. J'évitai sa balle d'une façon que je qualifierais de «ninjaesque» et courus vers le tank. Moi père m'ouvrit le sas et c'est 15 secondes après que nous avions pris possession du véhicule. Nous débutâmes alors la poursuite de Robert.
Mon paternel évita brillamment les débris du combat et ruines mais ne parvint jamais à rattraper mon oncle. Une dysfonction du char, déjà endommagé à notre entrée en son intérieur, nous obligea de débarquer et de courir vers l'immeuble le plus près. C'est dans la bataille interminable dans ce bâtiment bureautique que j'ai écris le récit que vous venez de lire. Donc, vous savez plus ou moins le reste.
Maintenant, il nous faut trouver Robert.
---
19 décembre 2013, 20:12
Nous ne l'avons toujours pas trouvé. Par contre, un hélicoptère vint nous chercher. À bord, nous y avons retrouvé nos deux fidèles amis, Rutabaga et Petit-Canard. Nous débâtèrent alors sur nos futures actions et l'avenir de la guerre, et vinrent à la conclusion que dans les prochains mois, une seule chose devait être accomplie. Robert devait mourir. C'était l'étape numéro 1. Mon père déclara alors un fait surprenant.
«-Il est en Sibérie.»
Bon, je vais vous avouer que quand mon père, du haut de ses 3000 kg, affirme quelque chose d'absurde, peu importe ce que c'est, en nous foudroyant un à un, nous l'acceptons.
Ainsi, Ruta et P-C (Ouais, P-C, allez chier.) vont mener la guerre et tout contrôler depuis le QG du Conseil des Mers.
Moi et mon père allons poursuivre Robert.
En Sibérie.
Je suis présentement dans l'hôtel. Nous allons bientôt partir pour le château de Vaduz. Nous avons déjà appelé le taxi. Petit plaisir en ces temps sombres : mon père qui tente de communiquer à la communauté locale au téléphone. Fin du plaisir.
J'ai désormais un cellulaire intelligent, un smartphone. Je vais pouvoir continuer ce message durant la journée et suivre les événements. Ah, le taxi est là. Je vais donc continuer sur la route.
Bon, comme je disais, nous nous rendons à notre destination pour rencontrer Robert. Enfin, l'objectif n'est peut-être pas nécessairement de la rencontrer. Peut-être qu'il consiste aussi un tout petit peu de le trucider et d'uriner sur son cadavre. Ou pas. En fait, je tiens à le laisser parler avant de faire quoi que ce soit. Voyez-vous, cher lecteur anonyme, je suis plus fair-play que mon oncle. Je vais écouter ce qu'il a à dire pour deux raisons précises. La première est simple : je le dois. Il me faut entendre sa voix, ses dires et ses idées. Je veux savoir ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Je connais déjà une partie de la réponse mais je tiens à la connaître dans son intégralité. La deuxième est encore plus simpliste : je souhaite éviter une guerre qui aurait la possibilité de ruiner l'environnement maritime et terrestre de notre planète en plus de décimer entièrement plusieurs peuples de toutes les espèces. Cette guerre, si jamais elle parvient à exister, ce que je ne désire pas le moindre du monde, risquerait d'impliquer bon nombre de pays humains ainsi que plusieurs nations marines. Ce serait alors la Quatrième Grande Guerre Marine ainsi que fort probablement la Troisième Guerre Mondiale.
Mes compagnons comprennent l'envergure que toute cette tension pourrait prendre et sont d'accord avec l'idée de ne pas commencer d'hostilité. Tous ont agréés.
Ah, je vois la forteresse.
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19 décembre 2013, 18:54
Je meure. C'est finis. J'écris cet ultime message dans les décombres d'un immeuble à logement abandonné. La guerre est amorcée. L'aide est vaine. Tout le monde a perdu.
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19 décembre 2013, 19:11
Mon père me crie de rester calme, de cesser d'écrire sur mon clavier. Je ne peux pas. Vous êtes mon échappatoire, mon moyen de survie psychologique. Je suis en vie si j'écris, je le sais. Il agrippe. Il m'amène dans la pièce d'à côté et me hurle de ne pas tomber en dormi. Ça va, papa. J'ai mon lecteur anonyme. Je vis. Tout s'assombri.
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19 décembre 2013, 19:19
Je suis en vie. Nous sommes au dernier étage d'un bâtiment. Plusieurs de nos hommes sont mort en protégeant moi et mon père. Je suis à demi-mort. Je dois survivre. Je dois écrire. Je dois expliquer au monde pourquoi cette guerre a éclatée et en décrire les conséquences. Vous devez lire et savoir. Je dois terminer ce message avant de terminer de respirer.
Nous sommes arrivés au château à environ deux heures de l'après-midi. Le ciel était dégagé, beau. D'un bleu pur. D'un mouvement défensif, j'ouvris la grande porte du château. C'est à cet instant que j'aperçut du coin de l’œil une escouade de somaliens passer du côté droit du bâtiment. Bon, j'imagine que des renforts au besoin n'était pas complètement une mauvaise idée. J'entrai d'abord, mon père ensuite, Ruta et Petit-Canard côte à côte en arrière. Nous marchâmes le long de la cours, vide de vies. Rien. Il n'y avait rien. Tout cela était louche, mais je savais que Robert n'aurait pas tenter une attaque surprise ou quoi que ce soit du genre. Il allait patiemment m'attendre.
Et il était là. Assis, sur le trône. Colonel Sauce Jaune à droite et un homme en costume cravate, plutôt costaud et d'une grandeur plus haute que la moyenne, à sa gauche. Cet homme devait être l'infâme Monsieur S. J'aurais parier n'importe quoi que c'était lui. Robert se leva pour nous observer. Nous nous plaçâmes ainsi, du point de vue de la porte : Petit-Canard, Ruta, moi et mon père. Après un long sourire, mon oncle prit parole.
«-Comment va mon neveu adoré ?»
Je serai mes poings mais su garder contrôle de mon corps. Je su résister à l'envie urgente qui me coulais dans les veines de ruiner son visage de la manière la plus violente que j'aurais pus imaginer dans la fraction de seconde qui me séparait de ma cible.
«-Cet homme, qui est-il ?
-Lui ? dit-il est se retournant vers la cravate. C'est Monsieur S. Le général en chef de l'OSE. Mon ami.»
Comme je le croyais. Il fit à peu près cinq pas vers nous et me fixa longuement.
«-Voici donc les grands du Conseil des Mers. C'est impressionnant ce que vous avez pus accomplir en si peu de temps. Réunir autant de races marines en quelques jours. Votre puissance est incroyable. Mais, elle est instable. Vous pensez pouvoir rivaliser avec mes forces et celle de l'OSE ? C'est inutile.
-Nous sommes aussi puissant que vous, voir plus, affirma Petit-Canard en coupant mon oncle.»
Encore un long échange de regard.
«-Avorton se prétendant être prince, qui t'as donc donné le droit de parler ? Sais-tu seulement qui je suis, garçon du Burkina Faso ?
-Vous êtes un lâche.»
Je vis la colère emplir les yeux de mon parent. C'était plaisant à voir.
«-Qui est donc votre supérieur ? Qui dirige réellement le Conseil ?
-Narval, s'empressa de dire Ruta, sans se soucier de ma confusion quant à sa réponse.
-Oui, c'est Narval, confirma notre prince.»
Robert porta alors ses pupilles sombres sur mon père.
«-C'est exact.»
La réponse de mon père laissa mon oncle bouche-bée, comme s'il s'attendait à autre chose.
«-Et bien, mon frère ! Moi qui te croyais avide de pouvoir.
-C'est un trait de famille que je choisis parfois d'oublier.»
La fureur demeura ce qui semblait être des heures sur le visage de mon ennemi. Je vis Monsieur S. ricaner un peu en arrière. Il semblait totalement absent de l’événement, comme s'il ne se sentait pas concerner. Pourtant, son armée était en jeu. Cet homme m’inquiétait. Comparer à lui, la réaction de Colonel Condiment était tout à fait normale. À chaque réponse crue qui sortait d'une de nos bouches, il mettait un pied en arrière, comme s'il prenait le coup pour son maître. Je décidai de parler.
Merde. Désolé, je dois couper mon histoire. Nous avons su protéger notre territoire mais nous devons changer de location.
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19 décembre 2013, 19:48
Mon père et moi sommes au sommet d'un immeuble d'une quinzaine d'étage. Je vois des avions dévaler dans le ciel rouge. Vaduz est à feu et à sang. Je vois une traînée de napalm être lancée sur ce qui semble être le centre-ville. C'est chaotique. La Troisième Guerre Mondiale est là. Et je sais qu'à quelque part sur Terre, la Quatrième Grande Guerre Marine est amorcée. Mon père me demande ce que nous ferrons. Je prends le temps de réfléchir et résume notre objectif présent en quelques mots.
«-On trouve et on tue Robert.»
Mon père prit lui aussi un certain temps pour penser. Après quelques minutes, il réalisa que c'était la meilleure chose à faire. Robert était partit par l'Est, dans un char d'assaut que mon père tente désormais de localiser grâce à la lunette de son Barrett. Cela me permet donc de continuer mon récit.
Comme je disais, je pris parole.
«-Que veux-tu Robert ? Pourquoi ceci ? C'est la guerre que tu veux, non ? Car comme tu le dis, tu es sûr de gagner, alors qu'à tu à perdre ? Tu crains donc notre si faible puissance ?
-Non, Narval, je souhaite seulement éviter des pertes narvaliennes inutiles.
-Alors, que veux-tu ?
-Que vous déssoudiez le Conseil des Mers.»
Je fus abasourdi. Comment pensait-il me faire accepter quelque chose d'aussi insensé pour moi ? Enlever ma seule réelle défense et abandonner ? Non, jamais.
«-Non, Robert je ne
Bang.
Quoi ?
Tout stoppa. Le temps était arrêté.
C'est un déclic d'une arme que je viens t'entendre. Et ce bruit là, c'était une douille rebondissant au sol.
Je portai mon regard lentement vers la gauche. Je vis un corps tomber à la renverse sur les dalles. Colonel Moutarde. L'éclat de sang gicla dans l'air. Je continuai de tourner ma tête. Je sentis Ruta sauter vers Petit-Canard. Je tournai mon regard pour comprendre et je vis.
Je vis Petit-Canard, le bras droit, un Colt 45, fumée exaltante du canon, pointant désormais mon oncle.
Ruta agrippa fermement le prince et le lança au sol, pendant qu'une deuxième balle retentissait et alla se loger au plafond. Mon père pris mon bras et m'amena au pas de course hors du palais. Je tentai de trouver Ruta mais je ne la voyais déjà plus. Je ne voyais que des coups de feu et des combats entre des humains au quatre coins de la salle. Mon père et moi même furent enfin dehors. Il me lâcha alors et commençai à lutter contre des forces de l'OSE. Remis de mon choc, je fis de même. Après quelques dizaines de vagues d'humains ridiculement faible, mon paternel et moi-même avions gaspillé maints chargeurs et ne trouvions plus de munitions sur les cadavres. Après une inspection plus raisonnable, nous remarquâmes que plus aucuns humains ne vint à nous. Sans nous poser de question concrète, nous allions entamer une marche hors du jardin mais mon oncle sortit par les grands portes et me fixa.
«-NARVAL ! SI TU SOUHAITE VRAIMENT ME TUER, ALORS VIENT !»
À main désarmée, je m'apprêtais à foncer vers Robert mais mon père me tira par la nageoire. Il s’adressa alors à Robert.
«-En temps et lieu.»
C'est à se moment que l'enfer se produit.
Au travers de toutes les explosions, tous les tirs et tous les cris, deux chars d'assaut transpercèrent les murailles de la cours de chaque côté du château. L'un d'eux vient se placer en face de Robert, qui s'empressa de le chevaucher.
«-Et bien, d'accord. En temps et lieu, cher frère !»
Et il partit. Ouais, moi aussi je me pose encore des questions. De tous les ennemis que j'aurais pus choisir, j'ai pris le plus chanceux. Il nous laissa donc avec l'autre char d'assaut, dont le canon visait lentement le milieu de mon visage. J'évitai sa balle d'une façon que je qualifierais de «ninjaesque» et courus vers le tank. Moi père m'ouvrit le sas et c'est 15 secondes après que nous avions pris possession du véhicule. Nous débutâmes alors la poursuite de Robert.
Mon paternel évita brillamment les débris du combat et ruines mais ne parvint jamais à rattraper mon oncle. Une dysfonction du char, déjà endommagé à notre entrée en son intérieur, nous obligea de débarquer et de courir vers l'immeuble le plus près. C'est dans la bataille interminable dans ce bâtiment bureautique que j'ai écris le récit que vous venez de lire. Donc, vous savez plus ou moins le reste.
Maintenant, il nous faut trouver Robert.
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19 décembre 2013, 20:12
Nous ne l'avons toujours pas trouvé. Par contre, un hélicoptère vint nous chercher. À bord, nous y avons retrouvé nos deux fidèles amis, Rutabaga et Petit-Canard. Nous débâtèrent alors sur nos futures actions et l'avenir de la guerre, et vinrent à la conclusion que dans les prochains mois, une seule chose devait être accomplie. Robert devait mourir. C'était l'étape numéro 1. Mon père déclara alors un fait surprenant.
«-Il est en Sibérie.»
Bon, je vais vous avouer que quand mon père, du haut de ses 3000 kg, affirme quelque chose d'absurde, peu importe ce que c'est, en nous foudroyant un à un, nous l'acceptons.
Ainsi, Ruta et P-C (Ouais, P-C, allez chier.) vont mener la guerre et tout contrôler depuis le QG du Conseil des Mers.
Moi et mon père allons poursuivre Robert.
En Sibérie.
11/12/2013
Petit pays en Europe
11 décembre 2013
C'est minuscule le Liechtenstein. Je savais pas, ça. Ah, et je me suis fait attaquer dans mon sommeil.
Donc, comme je disais, on (moi, mon père, Petit-Canard et Princesse Rutabaga) est arrivé par avion. Un beau moment donné, le pilote nous dit : «Et ben les p'tits mecs, on vient d'rentrer dans l'pays. E'l Liechtenstein, e'ch'parle.». Cela signifie que nous venions d'entrer au Liechtenstein. Il nous fis, par la suite, une autre déclaration semblable : «On va à Vaduz, e'l centre du pâys.». Il parlais de Vaduz, la capitale du Liechtenstein, qui est en son centre. En fait, 15 minutes après cette affirmation, nous étions en train d’atterrir dans ladite ville.
Ouais, le Liechtenstein c'est vraiment petit !
Putain, je me suis fait attaquer.
Vous ne comprenez absolument rien, ça je sais, mais figurez-vous que moi aussi je suis confus ! Quoi ? Qu'est-ce que j'ai entendu ? Je suis toujours confus ? ...ET ALORS ? C'EST PAS TOI QUI SE FAIT ATTAQUER ! Pardon, je m'éloigne encore du sujet. On le sait, ça arrive quand je me fais assommer. Ah, ça me fait rire. C'est comme si c'était devenu totalement banal. « Ah merde, je vais me faire assommer ! BANG ! Outch. Ah, les gars je comprends plus ce qui se passe. C'est la treizième fois cette semaine que je perds connaissance ! » Enfin, vous comprenez. Ben, vous comprenez pas pourquoi je me suis fait attaquer, mais vous comprenez ce que je veux dire. C'est ça que je veux dire. Pas grave.
Alors, comme je disais, on était rendu à l'hôtel, bien peinard dans une belle et élégante suite. Oui, nous nous sommes payer un certain luxe mais tout était un peu underground. Histoire de pas nous faire remarquer. L'hôtel n'était pas un grand bâtiment connu mais bien un petit du pays, qu'aucun voyageur n'utilise, de peur d'attraper le cancer en dormant dans les draps. D'ailleurs, notre suite était la seule de l'hôtel.
Nous sommes arrivés il y a 3 jours. Le jour premier, c'est en ouvrant la porte que j'ai reçu un parfait crochet de droite directement au visage.
Princesse Rutabaga m'a secoué jusqu'à mon réveil, après quoi elle fit de même pour mon père et notre collègue africain. Je demeurai dans le doute, camouflé sous mes couvertes pendant une heure. Heure après laquelle, je demeurai toujours dans le doute. Cependant, c'était avec d'autres meubles, comme par exemple sur une chaise ou dans une armoire. Je me demandais ce qui s'était passé. Le doute m'apporta jusqu'à un petit papier dans la main de mon paternel. Après l'avoir lu, le doute me consuma à un tel point que je sentis la nécessité de le partager sur Internet, d'où la raison de l'existence de ce message.
Êtes-vous prêt à être choqué ? Ci-dessous se trouve, mot pour mot, ce qui était écrit sur la lettre.
«Les Quatres du Conseil des Mers sont convoqués, jeudi le 19 décembre 2013, au château de Vaduz, au Liechtenstein.»
Je n'ai qu'un seul mot à la bouche depuis avoir lu ceci. Peu importe qui ose m’adresser la parole, seul ce nom, représentant mon objectif, parvient à sortir des entrailles de ma gorge. Ce mot, je le hais. Ce mot, vous le connaissez.
Robert.
03/12/2013
Réponse
3 décembre 2013
"Revient au début."
Voilà, c'est tout. La réponse de Robert.
Élusif, non ?
Le début pourrait signifier plusieurs choses, dont très peu que j'aime. Le début de quoi exactement ? Enfin, c'est la question que je me suis poser il y a quelques temps car maintenant je le sais.
Donc je me suis dit, "Hey, mon cher Narval, le début de quoi exactement ?". Bon, je sais que je me répète mais voyez-vous, j'aime faire du texte sans raison précise, assis ici à l'ombre dans les rideaux pourpres de la cage de mon lit. Peu importe. J'ai donc chercher quel lien j'aurais avec Robert. Tant qu'à chercher le début de quelque chose, autant commencer par ce qui nous est semblable. J'ai donc arraché des tissus pendant du plafond pour me laisser libre accès au mur doré et j'ai claqué des nageoires pour obtenir un servant qui m'apporta aussitôt un feutre. Je fis quelques mouvements frustré pour lui faire savoir que j'en voulais plus, il répondit à ma requête avec deux boîtes pleines. Je dû l'arrêter lorsque j'entendis le bruit provenant du gyrophare d'un camion. Désolé, je m'écarte. Voyez-vous, je suis légèrement sous tension. Cela est-il évident ? On s'en fout, ne répondez pas, je dois juste finir mon anecdote. Fermez-vous la gueule, cher lecteur anonyme. Donc, retour au sujet. Je gribouillai alors mon nom et le sien, suivi de celui de mon père, de ma défunte mère et de plusieurs autres membres de notre famille. C'est en reliant tout ça, leurs lieux de naissance et plusieurs autres lieux où des événements importants ont survenus que je remarquai une ville précise qui revenait fréquemment.
Lieu de fondation de l'Alliance Narvalienne ? Liechtenstein.
Lieu de naissance de mon grand-père ? Liechtenstein.
Lieu du meurtre de mon grand-père ? Liechtenstein.
Lieu de naissance de Robert ? Liechtenstein.
Lieu de mariage de mon père et ma mère ? Liechtenstein.
Lieu de ma naissance ? Liechtenstein.
Liechtenstein.
Voilà où Robert veut que j'aille.
Donc, c'est en découvrant ceci que je courus à la chambre de mon père, que j'eu le plaisir de le retrouver au milieu de plusieurs bouteilles vidées de leur alcool. Je tentai de le réveiller avec la force seule de mon corps mais je réalisai assez vite que c'était en vain. Je pris donc la première vodka que je vis et lui éclata sur le crâne. Voyant l'inutilité de mon geste, mais remarquant son absurdité, je continuai avec tout ce qui me tomba sous la main. Le vacarme amena très vite de nombreux parasites qui appelèrent quelques parasites un peu moins envahissant comme un prince et une princesse pour admirer mon idiotie sadique. La Princesse Rutabaga m'arrêta dès son entrée dans la pièce. Me demandant ce que je faisais, je lui expliqua que je voulais réveiller mon père. Elle me fit alors remarquer que je lançais des bouteilles sur un oreiller depuis un bon quinze minute. Admirant les plumes éparpillées partout dans la zone, je vis mon père apeuré sur son lit. Mon objectif était accompli, il était réveillé.
«-Papa ! Robert est au Liechtenstein !!»
Je vis une flamme être ravivée dans l'oeil ouvert de mon père. Il s'assit sur son lit, croisa ses nageoires et me foudroya du regard.
«-Et ?»
Toutes les pupilles s'alignèrent vers mon être alors que j'ouvris ma gueule pour annoncer la révolution.
«-On le tue.»
Je n'avais même pas finis ma phrase que nombreux furent les Algériens sautant de bonheur. Je sentis la main de Petit-Canard me taper le dos.
«-Je te suis, mon ami.»
Malgré ma joie intense et mon envie de sang profonde, la vue des yeux désapprobateurs de notre chère princesse me fit douter de mon acte futur. Je perdis aussitôt mon sourire demi-circulaire lorsque je la vis partir de la pièce. Peut-être devais-je aller la voir pour la rassurer ? Je n'aimais pas zieuter une si belle femelle avec des airs si tristes. Je reposai mon chapeau de fête et essuyai mon visage du champagne qu'on me versait dessus et partit à mon tour de la chambre de mon père. En pénétrant dans le corridor, je n'eu que le temps d'agripper l'image de la princesse sortant du côté du jardin. Je la suivis en ces lieux. Je débouchai à une partie féerique du palais. Des chutes d'un bleu pur coulaient des briques dorées du mur du fond. Leurs ruisseaux venait s'écouler parmi les fleurs et les grands arbres de toutes les régions de la Terre et s'arrêtait tel une barrière au pied de Rutabaga, assise au sol, un étage plus bas, arrachant des brindilles une à une sans prêter attention à ma soudaine entrée.
«Ruta» fut le seul mot que le paysage éblouissant me laissa exiler des entrailles de ma gorge sèche. Elle se retourna rapidement et sursauta dès qu'elle m’aperçut. Elle porta une main à sa poitrine et ouvrit délicatement sa petite bouche.
«-Narval.»
Je m'approchai en contournant le garde-fou et descendit à son niveau en tenant légèrement la barre des escaliers. Une fois au même étage que mon interlocutrice, je demeurai à environ un mètre d'elle, debout, elle toujours au sol. Je débutai le débat.
«-Tu ne veux pas qu'on y aille, n'est-ce pas ?»
Elle se mordilla les lèvres.
«-Tu vas te faire tuer, Narval.
-Combien de fois depuis mon départ ai-je risqué la mort ? Une fois de plus ne me fera pas de mal.»
Elle se leva et me fixa avec ardeur.
«-Mais c'est une chance de plus que je te perde.»
Sa réponse me laissa ahurit. Elle tient à moi ? Que veux-t-elle ? Que suis-je donc pour elle ? Ne suis-je pas qu'un compagnon de voyage, un aide militaire ? Une fois de plus, la confusion m'envahissait, et ce n'était peut-être pas au meilleur moment possible. Elle s'approcha de moi.
Et elle me prit dans ses bras.
«-Je ne veux pas te perdre, Narval.»
J'aurais aimé dire que cet instant avait été éternel, que le temps ce soit arrêté et que je pus comprendre enfin ce qui se passait, pour une fois dans ma vie. Pourtant, non. C'était une fraction d'une minute. Même pas. C'était si rapide, si flou dans mon âme. C'est incrusté en moi mais ce n'est qu'un fade souvenir. Je me rappelle par contre parfaitement comment elle est partie en courant dans les marches et comment elle s'est retournée une dernière fois pour me crier du balcon :
«-Mais si tu veux vraiment y aller, alors je viendrai avec toi !»
Et elle partit.
C'est peu après mon réveil de cet événement irréel que Petit-Canard sautit du perchoir où il était, c'est à dire dans le chêne à côté de moi. Il regardai la sortie du jardin puis revint poser son regard sur moi, détruit et par terre. Je ne sais pas qui de nous deux le dit, si même c'est nous deux qui poussèrent ces mots avec une synchronisation hors du commun, mais ce fut dit.
«-Bon. On part demain.»
"Revient au début."
Voilà, c'est tout. La réponse de Robert.
Élusif, non ?
Le début pourrait signifier plusieurs choses, dont très peu que j'aime. Le début de quoi exactement ? Enfin, c'est la question que je me suis poser il y a quelques temps car maintenant je le sais.
Donc je me suis dit, "Hey, mon cher Narval, le début de quoi exactement ?". Bon, je sais que je me répète mais voyez-vous, j'aime faire du texte sans raison précise, assis ici à l'ombre dans les rideaux pourpres de la cage de mon lit. Peu importe. J'ai donc chercher quel lien j'aurais avec Robert. Tant qu'à chercher le début de quelque chose, autant commencer par ce qui nous est semblable. J'ai donc arraché des tissus pendant du plafond pour me laisser libre accès au mur doré et j'ai claqué des nageoires pour obtenir un servant qui m'apporta aussitôt un feutre. Je fis quelques mouvements frustré pour lui faire savoir que j'en voulais plus, il répondit à ma requête avec deux boîtes pleines. Je dû l'arrêter lorsque j'entendis le bruit provenant du gyrophare d'un camion. Désolé, je m'écarte. Voyez-vous, je suis légèrement sous tension. Cela est-il évident ? On s'en fout, ne répondez pas, je dois juste finir mon anecdote. Fermez-vous la gueule, cher lecteur anonyme. Donc, retour au sujet. Je gribouillai alors mon nom et le sien, suivi de celui de mon père, de ma défunte mère et de plusieurs autres membres de notre famille. C'est en reliant tout ça, leurs lieux de naissance et plusieurs autres lieux où des événements importants ont survenus que je remarquai une ville précise qui revenait fréquemment.
Lieu de fondation de l'Alliance Narvalienne ? Liechtenstein.
Lieu de naissance de mon grand-père ? Liechtenstein.
Lieu du meurtre de mon grand-père ? Liechtenstein.
Lieu de naissance de Robert ? Liechtenstein.
Lieu de mariage de mon père et ma mère ? Liechtenstein.
Lieu de ma naissance ? Liechtenstein.
Liechtenstein.
Voilà où Robert veut que j'aille.
Donc, c'est en découvrant ceci que je courus à la chambre de mon père, que j'eu le plaisir de le retrouver au milieu de plusieurs bouteilles vidées de leur alcool. Je tentai de le réveiller avec la force seule de mon corps mais je réalisai assez vite que c'était en vain. Je pris donc la première vodka que je vis et lui éclata sur le crâne. Voyant l'inutilité de mon geste, mais remarquant son absurdité, je continuai avec tout ce qui me tomba sous la main. Le vacarme amena très vite de nombreux parasites qui appelèrent quelques parasites un peu moins envahissant comme un prince et une princesse pour admirer mon idiotie sadique. La Princesse Rutabaga m'arrêta dès son entrée dans la pièce. Me demandant ce que je faisais, je lui expliqua que je voulais réveiller mon père. Elle me fit alors remarquer que je lançais des bouteilles sur un oreiller depuis un bon quinze minute. Admirant les plumes éparpillées partout dans la zone, je vis mon père apeuré sur son lit. Mon objectif était accompli, il était réveillé.
«-Papa ! Robert est au Liechtenstein !!»
Je vis une flamme être ravivée dans l'oeil ouvert de mon père. Il s'assit sur son lit, croisa ses nageoires et me foudroya du regard.
«-Et ?»
Toutes les pupilles s'alignèrent vers mon être alors que j'ouvris ma gueule pour annoncer la révolution.
«-On le tue.»
Je n'avais même pas finis ma phrase que nombreux furent les Algériens sautant de bonheur. Je sentis la main de Petit-Canard me taper le dos.
«-Je te suis, mon ami.»
Malgré ma joie intense et mon envie de sang profonde, la vue des yeux désapprobateurs de notre chère princesse me fit douter de mon acte futur. Je perdis aussitôt mon sourire demi-circulaire lorsque je la vis partir de la pièce. Peut-être devais-je aller la voir pour la rassurer ? Je n'aimais pas zieuter une si belle femelle avec des airs si tristes. Je reposai mon chapeau de fête et essuyai mon visage du champagne qu'on me versait dessus et partit à mon tour de la chambre de mon père. En pénétrant dans le corridor, je n'eu que le temps d'agripper l'image de la princesse sortant du côté du jardin. Je la suivis en ces lieux. Je débouchai à une partie féerique du palais. Des chutes d'un bleu pur coulaient des briques dorées du mur du fond. Leurs ruisseaux venait s'écouler parmi les fleurs et les grands arbres de toutes les régions de la Terre et s'arrêtait tel une barrière au pied de Rutabaga, assise au sol, un étage plus bas, arrachant des brindilles une à une sans prêter attention à ma soudaine entrée.
«Ruta» fut le seul mot que le paysage éblouissant me laissa exiler des entrailles de ma gorge sèche. Elle se retourna rapidement et sursauta dès qu'elle m’aperçut. Elle porta une main à sa poitrine et ouvrit délicatement sa petite bouche.
«-Narval.»
Je m'approchai en contournant le garde-fou et descendit à son niveau en tenant légèrement la barre des escaliers. Une fois au même étage que mon interlocutrice, je demeurai à environ un mètre d'elle, debout, elle toujours au sol. Je débutai le débat.
«-Tu ne veux pas qu'on y aille, n'est-ce pas ?»
Elle se mordilla les lèvres.
«-Tu vas te faire tuer, Narval.
-Combien de fois depuis mon départ ai-je risqué la mort ? Une fois de plus ne me fera pas de mal.»
Elle se leva et me fixa avec ardeur.
«-Mais c'est une chance de plus que je te perde.»
Sa réponse me laissa ahurit. Elle tient à moi ? Que veux-t-elle ? Que suis-je donc pour elle ? Ne suis-je pas qu'un compagnon de voyage, un aide militaire ? Une fois de plus, la confusion m'envahissait, et ce n'était peut-être pas au meilleur moment possible. Elle s'approcha de moi.
Et elle me prit dans ses bras.
«-Je ne veux pas te perdre, Narval.»
J'aurais aimé dire que cet instant avait été éternel, que le temps ce soit arrêté et que je pus comprendre enfin ce qui se passait, pour une fois dans ma vie. Pourtant, non. C'était une fraction d'une minute. Même pas. C'était si rapide, si flou dans mon âme. C'est incrusté en moi mais ce n'est qu'un fade souvenir. Je me rappelle par contre parfaitement comment elle est partie en courant dans les marches et comment elle s'est retournée une dernière fois pour me crier du balcon :
«-Mais si tu veux vraiment y aller, alors je viendrai avec toi !»
Et elle partit.
C'est peu après mon réveil de cet événement irréel que Petit-Canard sautit du perchoir où il était, c'est à dire dans le chêne à côté de moi. Il regardai la sortie du jardin puis revint poser son regard sur moi, détruit et par terre. Je ne sais pas qui de nous deux le dit, si même c'est nous deux qui poussèrent ces mots avec une synchronisation hors du commun, mais ce fut dit.
«-Bon. On part demain.»
21/11/2013
Approche(s)
21 novembre 2013
C'est incroyable.
C'est incroyable.
Je m'explique, je suis ahurit. Non non, vraiment. C'est incroyable.
Aujourd'hui nous avons eu une bonne et une "mauvaise" nouvelle.
La première est que plusieurs autres créatures marines nous ont contactés, donc la FTT (Fédération des Tortues Tropicales). Notre conseil a gagné en puissance d'une manière époustouflante. Les donations envoyées à notre égard sont titanesques, si bien que le pays dans lequel nous sommes n'est plus le plus grand donateur (c'est la FTT, les Tortues sont connues pour être de grands aristocrates). Notre armée atteint désormais dans les six chiffres, nos technologies sont dignes des plus grandes nations et notre QG se compose des meilleurs stratèges africains. Nous pouvons désormais dire que nous sommes en mesure de lancer un assaut. Par contre, je préfère attendre une réaction du côté des narvals.
Ce qui nous mène à notre mauvaise nouvelle. Robert m'a envoyé un télégraphe.
"Cher neveu,
Tu es un idiot.
Je ne doute pas de ta force, ni de ta volonté, ça c'est certain. Seulement, en quoi nous combattre t'avancera-t-il ? Et t'allier aux espèces qui hait ta race, oubliant leur génocide encore actuel il n'y a de ça que quelques années ? Tu craches sur tes ancêtres et décide d'attaquer ton oncle qui, comme tu le sais si bien, ne fait que défendre son peuple ? Tu oublies que la seule raison pour laquelle tu es encore en vie est la pitié de ce dernier ?
Réalise-tu à quel point tu es un idiot ? Je t'ai envoyé dans l'espace car je savais que malgré ton approbation pour la chute de ton paternel, tu demeurerais du côté de ta famille la plus proche, même si cette dernière ne fais plus de choix correct depuis de nombreuses saisons.
Qui crois-tu à écrit le fameux message du 19 décembre ? Moi.
Maintenant, trouve-moi. Je n'ai pas peur de toi.
Tu sais où je suis."
Je dois avouer être déçu du télégraphe. Si un messager m'aurais apporter une lettre, je l'aurais botté dans un trou sans fond en hurlant le nom de ma patrie.
Mais je m'éloigne de ma confusion.
Non Robert, j'en ai aucune putain d'idée où ton cul de meurtrier peut être. N'es-tu pas toujours dans l'espace, salaud ?
Désolé, je me suis emporté. Mais pour être franc, je n'en ai aucune idée. Et le message du 19 décembre ? «Je ne suis pas le seul à être en danger» ? Pourquoi aurait-il écrit ça ? Pour me détourner un instant ?
Tout cela ne fait aucun sens, rien ne colle.
Robert, je sais que tu lis mon blog, alors écris moi encore. Et puis tu sais quoi ? Non. Ne m'écris plus jamais, c'est inutile. Je veux te trouver, je n'ai pas besoin d'une location car peu importe où tu seras, j'y serai, je te trouverai. Tu dis ne pas avoir peur de moi ? C'est mauvais pour toi, ça. Ça me met en colère. Tu ne veux pas me mettre en colère. Si je suis en colère, je déplacerai tout au monde pour aller jusqu'à toi. Si tu me pointes d'une arme, je vais continuer à avancer. Tu devrais m'attaquer pour m'arrêter. Et si tu ne le fais, tu es un idiot. Car si je te trouve, je te tue.
Et je te tuerai.
13/11/2013
Je me tiens au centre d'un chantier militaire
12 novembre 2013
Oui, vous avez bien lu le titre, ce n'est pas une blague.
Nous avons donc décider de créer la huitième merveille du monde, le Conseil des Mers. Notre base se situera au bord de l'océan, au Gabon. Il reste cependant à terminer la majeure partie de la partie principale du QG, la partie souterraine. La partie marine de la base est déjà construite et les sous-marins sont déjà opérationnels et en fonction. Parlant de ces derniers, nous en avons déjà envoyé deux pour répandre le message de la fondation de notre alliance. Nous avons donc désormais l'approbation des baleines bleues, des dauphins, des loups de mer, des orques, des requins-marteaux et de diverses types de planctons. Chacune de ses espèces posséderont un siège au conseil une fois sa construction achevée.
Habituellement, ces opérations devraient demeurés secrètes mais je dois attirer Robert, le provoquer. Et je crois que ça marche
La révolution commence.
Oui, vous avez bien lu le titre, ce n'est pas une blague.
Nous avons donc décider de créer la huitième merveille du monde, le Conseil des Mers. Notre base se situera au bord de l'océan, au Gabon. Il reste cependant à terminer la majeure partie de la partie principale du QG, la partie souterraine. La partie marine de la base est déjà construite et les sous-marins sont déjà opérationnels et en fonction. Parlant de ces derniers, nous en avons déjà envoyé deux pour répandre le message de la fondation de notre alliance. Nous avons donc désormais l'approbation des baleines bleues, des dauphins, des loups de mer, des orques, des requins-marteaux et de diverses types de planctons. Chacune de ses espèces posséderont un siège au conseil une fois sa construction achevée.
Habituellement, ces opérations devraient demeurés secrètes mais je dois attirer Robert, le provoquer. Et je crois que ça marche
La révolution commence.
30/10/2013
Afrique
30 octobre 2013
Des savanes.
Encore des savanes.
Une révolution.
Encore et encore des savanes.
C'est tout ce qu'il y a ici d'abord. Je ne peux sérieusement pas vous situer sur une carte du monde où nous sommes mais je sais deux choses : nous sommes sur Terre (et il était temps, je suis encore sous le choc), fort probablement en Afrique, et Petit-Canard est vraiment un Prince Africain. Pendant que je suis dans le sujet de ce continent, je tiens à préciser que, étant une créature nordique, je ne connait pas grand chose de cette zone de notre planète et donc je me trompe souvent entre les pays. Excusez mon manque de connaissances générales mais pour nous, narvals, des frontières terrestres ne semble pas réellement adéquate pour fonder un pays. Néanmoins, nous comprenons votre envie de vous séparer, mon opinion sur la chose n'est aucunement basé sur des propos raciste, ah ça non ! Voyez-vous, cher lecteur anonyme, je respecte toutes les races et même, ce qui semble évident, toutes les espèces. Mais non ! Je... je ne veux pas dire que je respecte plus les espèces que les races et...
Ah et puis merde. Je vais vous le dire.
Petit-Canard est blanc.
Je ne comprends absolument rien à la situation actuelle. Je vous explique.
Nous sommes présentement dans un palais du Lésotho. Des africains nous entourent, nous apportent constamment à manger, nous soignes, nous fixent et ne cessent de nous demander si nous voulons quoi que ce soit. Ils sont environ une trentaine en rond autour de moi pendant que j'écris ce message, assis au milieu d'une grande suite drapée de rouge et d'or. J'ai peur. Enfin, vous comprenez, ces africains, ces servants, ces majordomes, ces gardes, tout ceux là. Et bien ils sont noirs. J'ai rencontré le père de Petit-Canard. Il est noir aussi. La mère de Petit-Canard est noire. Petit-Canard est blanc.
Petit-Canard, je crois, est albinos.
Enfin, ce n'est pas important, je ne fais que déclaré publiquement ma confusion.
Ce qui est important, ce sont les intentions de notre cher Prince. Mettons nous dans le mode récit narratif écrit au "je".
J'étais seul (au départ) dans ma chambre, pendant que Rutabaga me conversait dans mon cadre de porte, un espèce d'arc munit de voiles. C'est alors que Petit-Canard, propre à son habitude, sortit du placard et se joint à notre discussion. Il eut une idée de génie.
«-Narval, contre qui nous battons-nous ?
-Les humains, et alors ?
-Oui mais, qui d'autres ?»
Sa question me laissa perplexe. Je pris un instant pour réfléchir. C'est alors que j'en vint à la triste conclusion que...
«-On se bat contre les narvals, à cause de Robert.
-Bingo. Et quel peuple océanique hait les narvals ? me demanda-t-il en haussant son mince sourcil.»
Encore une fois, triste conclusion.
«-Tout les peuples marins.»
Voilà une partie de l'histoire que je n'aime pas particulièrement raconter mais voilà. Robert n'est pas nécessairement complètement mauvais. C'est que mon père, Albert N. Solitaire, est le 6ème dirigeant de l'Alliance Narvalienne (regroupant plusieurs créatures des mers, comme les narvals, anciennement, les morses). Il est un tyran. Et bien, pas vraiment un tyran sadique et malade, mais son peuple ne l'aime pas vraiment. Ok, mon père n'est pas un homme bon. Voilà, c'est dit.
Le problème est que Robert n'est pas beaucoup mieux. Peut-être, je dis bien peut-être, les Anciens disaient vrai, qu'il serait un meilleur chef, mais je n'approuve pas sa méthode d'agir.
Comme par exemple, exterminer les morses à cause d'une vieille histoire de guerre.
Peu importe, Robert doit mourir. Revenons à l'histoire.
«-Oui. D'accord c'est vrai, et puis alors ?
-Ne pouvons-nous pas nous allier à eux ?»
C'est à cet instant précis que je réalisais que Petit-Canard était un être hors du commun. J'appelai aussitôt mon père. Il s'assit près de moi et nous commencions nos plans.
Nous allions créer un groupe, une société, une alliance.
Nous allons créer le Conseil des Mers.
Nous avons déjà nous quatres ainsi que l'intégralité de la défense d'un pays d'Afrique.
Et nous auront bientôt l'aide de tous les océans du monde.
Des savanes.
Encore des savanes.
Une révolution.
Encore et encore des savanes.
C'est tout ce qu'il y a ici d'abord. Je ne peux sérieusement pas vous situer sur une carte du monde où nous sommes mais je sais deux choses : nous sommes sur Terre (et il était temps, je suis encore sous le choc), fort probablement en Afrique, et Petit-Canard est vraiment un Prince Africain. Pendant que je suis dans le sujet de ce continent, je tiens à préciser que, étant une créature nordique, je ne connait pas grand chose de cette zone de notre planète et donc je me trompe souvent entre les pays. Excusez mon manque de connaissances générales mais pour nous, narvals, des frontières terrestres ne semble pas réellement adéquate pour fonder un pays. Néanmoins, nous comprenons votre envie de vous séparer, mon opinion sur la chose n'est aucunement basé sur des propos raciste, ah ça non ! Voyez-vous, cher lecteur anonyme, je respecte toutes les races et même, ce qui semble évident, toutes les espèces. Mais non ! Je... je ne veux pas dire que je respecte plus les espèces que les races et...
Ah et puis merde. Je vais vous le dire.
Petit-Canard est blanc.
Je ne comprends absolument rien à la situation actuelle. Je vous explique.
Nous sommes présentement dans un palais du Lésotho. Des africains nous entourent, nous apportent constamment à manger, nous soignes, nous fixent et ne cessent de nous demander si nous voulons quoi que ce soit. Ils sont environ une trentaine en rond autour de moi pendant que j'écris ce message, assis au milieu d'une grande suite drapée de rouge et d'or. J'ai peur. Enfin, vous comprenez, ces africains, ces servants, ces majordomes, ces gardes, tout ceux là. Et bien ils sont noirs. J'ai rencontré le père de Petit-Canard. Il est noir aussi. La mère de Petit-Canard est noire. Petit-Canard est blanc.
Petit-Canard, je crois, est albinos.
Enfin, ce n'est pas important, je ne fais que déclaré publiquement ma confusion.
Ce qui est important, ce sont les intentions de notre cher Prince. Mettons nous dans le mode récit narratif écrit au "je".
J'étais seul (au départ) dans ma chambre, pendant que Rutabaga me conversait dans mon cadre de porte, un espèce d'arc munit de voiles. C'est alors que Petit-Canard, propre à son habitude, sortit du placard et se joint à notre discussion. Il eut une idée de génie.
«-Narval, contre qui nous battons-nous ?
-Les humains, et alors ?
-Oui mais, qui d'autres ?»
Sa question me laissa perplexe. Je pris un instant pour réfléchir. C'est alors que j'en vint à la triste conclusion que...
«-On se bat contre les narvals, à cause de Robert.
-Bingo. Et quel peuple océanique hait les narvals ? me demanda-t-il en haussant son mince sourcil.»
Encore une fois, triste conclusion.
«-Tout les peuples marins.»
Voilà une partie de l'histoire que je n'aime pas particulièrement raconter mais voilà. Robert n'est pas nécessairement complètement mauvais. C'est que mon père, Albert N. Solitaire, est le 6ème dirigeant de l'Alliance Narvalienne (regroupant plusieurs créatures des mers, comme les narvals, anciennement, les morses). Il est un tyran. Et bien, pas vraiment un tyran sadique et malade, mais son peuple ne l'aime pas vraiment. Ok, mon père n'est pas un homme bon. Voilà, c'est dit.
Le problème est que Robert n'est pas beaucoup mieux. Peut-être, je dis bien peut-être, les Anciens disaient vrai, qu'il serait un meilleur chef, mais je n'approuve pas sa méthode d'agir.
Comme par exemple, exterminer les morses à cause d'une vieille histoire de guerre.
Peu importe, Robert doit mourir. Revenons à l'histoire.
«-Oui. D'accord c'est vrai, et puis alors ?
-Ne pouvons-nous pas nous allier à eux ?»
C'est à cet instant précis que je réalisais que Petit-Canard était un être hors du commun. J'appelai aussitôt mon père. Il s'assit près de moi et nous commencions nos plans.
Nous allions créer un groupe, une société, une alliance.
Nous allons créer le Conseil des Mers.
Nous avons déjà nous quatres ainsi que l'intégralité de la défense d'un pays d'Afrique.
Et nous auront bientôt l'aide de tous les océans du monde.
23/10/2013
Retour en Enfer
23 octobre 2013
Nous sommes presque arrivé sur Terre. Notre capsule est de plus en plus turbulente. La vitesse augmente graduellement Bientôt nous nous écraserons Russie Mon ordi surchauffe Il ferm
---
Et bien, Blogger a réussit à enregistrer mon message. Je suis le premier à m'être réveillé. J'ai vérifié : nous sommes tous en vie. En vie et au centre d'une terrible tempête de neige, un blizzard intense et cruel. Un peu de neige pénètre par une légère craque dans la vitre. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été en contact avec un phénomène naturel. Pourtant, je en ressent aucun plaisir à cela, car cette nature risquerait d'annoncer ma mort, par la Terre ou par mon oncle. Les ceintures aux planchers nous ont permis de survivre au choc. Mon premier réflexe fut d'aller à la radio. J'y entendis l'apocalypse.
Cette radio doit forcément être réglée sur la fréquence qu'utilise les narvals parce que ce que j'entends, et bien, c'est des discussions militaires de narvals.
Et ils prévoient des attaquent marines. Les narvals veulent recréer un empire. Ils veulent gouverner les mers. Robert veut gouverner les mers. Je m'approche de la radio et je tente de changer les fréquence. Impossible, c'est une radio militaire, c'est sa seule utilité. En fait, pas vraiment. Sa seule utilité est de nous faire désespérer, nous habitants de sas. Parlant d'eux, je me demande s'ils sont réveillé.
Désolé, une bonne journée s'est déroulée. Voyez-vous, cher lecteur anonyme, en vérifiant de nouveau leur état, j'ai vu mon père debout, regardant le ciel et pleurant. Il ouvrit lentement sa bouche sec.
-Nous y sommes.
Ce fut sa seule parole pour une éternelle intervalle de temps. Il continua alors de verser des larmes, là, sur le sol gelé, un mince filet de neige coulant jusqu'à lui. Puis il parla encore.
-Je vais mourir.
Et c'est alors qu'il reçut ma nageoire sur la gueule. Il s'écroula par terre et me fixa, apeuré. Je le pris dans mes bras et versa à mon tour quelques larmes.
-Non, papa. On a pas fait tout ce chemin pour rien.
Il continua simplement à gigoter, son corps froid sur le mien.
-Papa, je vais t'aider. Toi et moi, on va trouvé Robert et on va le faire payer. Tant pis pour la dynastie Solitaire, tant pis pour l'océan Arctique, tant pis pour notre dignité. Il dois mourir pour notre honneur, c'est la moindre des choses. Pour ton honneur.
Je regardai Princesse Rutabaga qui se réveillait lentement.
-Et pour les morses.
-Où... où on est ? demanda Rutabaga, avec un soupçon de confusion. C'est de la neige ? On est sûr Terre ? Je..
Et c'est à ce moment précis que les mots venant de la gueule de la princesse cessèrent d'être des mots. Son extase, à cet instant, se traduisait plutôt par des sautillements et cris de joie. Un de ces cris, légèrement plus aigus que les autres fit sursauter Petit-Canard, qui se retrouva rapidement en position Bruce Lee, prêt à tuer quoi que ce soit. Réalisant rapidement la situation dans laquelle nous nous étions retrouvé, il se mit à danser et à chanter avec Rutabaga, pendant que moi et mon père pleurions dans notre coin.
Par la suite, Petit-Canard efface son sourire et nous déclara qu'il fallait maintenant qu'on s'enfuit d'ici. Nous avions encore beaucoup de nourriture mais nous ne survirerions pas longtemps dans des montagnes comme celles-ci. D'ailleurs, je parierais que nous étions dans l'Himalaya ou quelque chose du genre.
-Bon, je crois pouvoir nous sortir d'ici, annonça le Prince du Malawi.
Il sortit alors de la poche de son manteau un cellulaire flip-flop, des fils électriques et prit une patate dans une boite dans la plancher. Il s'assembla alors une batterie avec les éléments cités et appela quelqu'un.
-Allo ? Ici le Prince du Djiboutji.
-Prince ? PRINCE ? Vous être de retour ?
-Oui, venez me chercher. Triangulez ma position et apportez moi un hélicoptère plutôt spatieux pour moi et l'équivalent de 10 autres personnes.
-Tout de suite !
Environ 2 heures plus tard, un hélicoptère gigantesque armé des drapeaux du Maroc vint nous cherchez. Une équipe d'africains percèrent notre prison et nous embarquèrent. À la fin de la journée, c'est à dire maintenant, nous sommes dans une base militaire. Bientôt, nous serons dans le pays de Petit-Canard.
Nous sommes presque arrivé sur Terre. Notre capsule est de plus en plus turbulente. La vitesse augmente graduellement Bientôt nous nous écraserons Russie Mon ordi surchauffe Il ferm
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Et bien, Blogger a réussit à enregistrer mon message. Je suis le premier à m'être réveillé. J'ai vérifié : nous sommes tous en vie. En vie et au centre d'une terrible tempête de neige, un blizzard intense et cruel. Un peu de neige pénètre par une légère craque dans la vitre. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été en contact avec un phénomène naturel. Pourtant, je en ressent aucun plaisir à cela, car cette nature risquerait d'annoncer ma mort, par la Terre ou par mon oncle. Les ceintures aux planchers nous ont permis de survivre au choc. Mon premier réflexe fut d'aller à la radio. J'y entendis l'apocalypse.
Cette radio doit forcément être réglée sur la fréquence qu'utilise les narvals parce que ce que j'entends, et bien, c'est des discussions militaires de narvals.
Et ils prévoient des attaquent marines. Les narvals veulent recréer un empire. Ils veulent gouverner les mers. Robert veut gouverner les mers. Je m'approche de la radio et je tente de changer les fréquence. Impossible, c'est une radio militaire, c'est sa seule utilité. En fait, pas vraiment. Sa seule utilité est de nous faire désespérer, nous habitants de sas. Parlant d'eux, je me demande s'ils sont réveillé.
Désolé, une bonne journée s'est déroulée. Voyez-vous, cher lecteur anonyme, en vérifiant de nouveau leur état, j'ai vu mon père debout, regardant le ciel et pleurant. Il ouvrit lentement sa bouche sec.
-Nous y sommes.
Ce fut sa seule parole pour une éternelle intervalle de temps. Il continua alors de verser des larmes, là, sur le sol gelé, un mince filet de neige coulant jusqu'à lui. Puis il parla encore.
-Je vais mourir.
Et c'est alors qu'il reçut ma nageoire sur la gueule. Il s'écroula par terre et me fixa, apeuré. Je le pris dans mes bras et versa à mon tour quelques larmes.
-Non, papa. On a pas fait tout ce chemin pour rien.
Il continua simplement à gigoter, son corps froid sur le mien.
-Papa, je vais t'aider. Toi et moi, on va trouvé Robert et on va le faire payer. Tant pis pour la dynastie Solitaire, tant pis pour l'océan Arctique, tant pis pour notre dignité. Il dois mourir pour notre honneur, c'est la moindre des choses. Pour ton honneur.
Je regardai Princesse Rutabaga qui se réveillait lentement.
-Et pour les morses.
-Où... où on est ? demanda Rutabaga, avec un soupçon de confusion. C'est de la neige ? On est sûr Terre ? Je..
Et c'est à ce moment précis que les mots venant de la gueule de la princesse cessèrent d'être des mots. Son extase, à cet instant, se traduisait plutôt par des sautillements et cris de joie. Un de ces cris, légèrement plus aigus que les autres fit sursauter Petit-Canard, qui se retrouva rapidement en position Bruce Lee, prêt à tuer quoi que ce soit. Réalisant rapidement la situation dans laquelle nous nous étions retrouvé, il se mit à danser et à chanter avec Rutabaga, pendant que moi et mon père pleurions dans notre coin.
Par la suite, Petit-Canard efface son sourire et nous déclara qu'il fallait maintenant qu'on s'enfuit d'ici. Nous avions encore beaucoup de nourriture mais nous ne survirerions pas longtemps dans des montagnes comme celles-ci. D'ailleurs, je parierais que nous étions dans l'Himalaya ou quelque chose du genre.
-Bon, je crois pouvoir nous sortir d'ici, annonça le Prince du Malawi.
Il sortit alors de la poche de son manteau un cellulaire flip-flop, des fils électriques et prit une patate dans une boite dans la plancher. Il s'assembla alors une batterie avec les éléments cités et appela quelqu'un.
-Allo ? Ici le Prince du Djiboutji.
-Prince ? PRINCE ? Vous être de retour ?
-Oui, venez me chercher. Triangulez ma position et apportez moi un hélicoptère plutôt spatieux pour moi et l'équivalent de 10 autres personnes.
-Tout de suite !
Environ 2 heures plus tard, un hélicoptère gigantesque armé des drapeaux du Maroc vint nous cherchez. Une équipe d'africains percèrent notre prison et nous embarquèrent. À la fin de la journée, c'est à dire maintenant, nous sommes dans une base militaire. Bientôt, nous serons dans le pays de Petit-Canard.
09/10/2013
Bout du rouleau
9 octobre 2013
D'abord, je tiens a dire que mon père m'inquiète plus que tout au monde. Il ne dit rien, ne fait rien (mis à part manger ce que je lui donne) et ne bouge pas. En fait non, il ne bouge que des yeux, ce qui me prouve qu'il comprend ce que je dis. Malgré cela, l'état de mon paternel me fait peur. Je suis terrifié.
Ce père, qui semblait si fort, si puissant, si indétrônable est maintenant si faible et vulnérable. Il est là, près de moi, avec un respire aigu, la texture de ses côtes dévoilée, la gueule ouvert, ahuri.
J'ai l'impression de ne plus avoir de père.
Robert doit mourir. Et le malheur par lequel mon père passe n'est qu'une seule raison de plus. Je le retrouverai et je le ferai payer. Si ce n'est pas par vengeance, ce sera par justice. Je sais bien que la dynastie Solitaire n'a pas été la meilleure, la plus correcte, mais notre peuple nous aimais et nous acceptais. J'ai déjà assister aux Comités Narvals plusieurs fois, je sais bien l'opinion de Robert. Robert... Robert est Hitler des mers. Il souhaite l'union de toutes les espèces marines, comme nous tous, mais ce par des moyens militaires, sales. Je le désapprouve. Je ne l'aimais déjà pas, la seule raison pour laquelle j'avais accepté de l'aider était pour aider mon père.
Je souhaitais l'assassiner par la suite mais c'est lui qui m'a tué en premier.
Bon, pardonnez-moi pour cette phase de haine. C'est terminé, maintenant je dois revenir à mon esprit stratège et à écouter la radio. Parlant de la radio, j'entends de l'anglais. Beaucoup d'anglais. Parfois, du narvalien mais beaucoup moins.
Je crois que je suis schizophrène et je crois que je ne rigole pas. Petit-Canard dit qu'il n'entend rien dans la radio. Je ne sais pas s'il ment, mais s'il ment il est possible que je sois paranoïaque. Je connais cet effet, j'ai déjà été enfermé dans une cellule, vous vous en souvenez. Enfin, j'espère. Moi je me rappelle à quel point j'étais devenu captivé par les quelques marches vers la portes, la seule chose que je pouvais voir grâce aux faibles rayons lumineux. C'est ridicule, je ne me suis rien fixé de la sorte ici. Il n'y a que ce planché quadrillé où chaque carrée est une cache de nourriture, ce globe de verre et les trois joyeux lurons qui m'accompagnent.
Pourtant, je suis persuadé d'entendre des voix dans la radio, ce que je suis moins persuadé c'est si il y a vraiment des voix dans la radio.
Vous voyez, habituellement, je ne suis pas fou. C'est le questionnement de "Suis-je fou ?" qui me détruit l'âme. Donc, en me demandant si je suis fou, je suis fou. Je suis fou.
Ah, et ce point que je vois au loin, et bien je crois que c'est la Terre. Je dis ça parce qu'on vient de dépasser la Lune.
D'abord, je tiens a dire que mon père m'inquiète plus que tout au monde. Il ne dit rien, ne fait rien (mis à part manger ce que je lui donne) et ne bouge pas. En fait non, il ne bouge que des yeux, ce qui me prouve qu'il comprend ce que je dis. Malgré cela, l'état de mon paternel me fait peur. Je suis terrifié.
Ce père, qui semblait si fort, si puissant, si indétrônable est maintenant si faible et vulnérable. Il est là, près de moi, avec un respire aigu, la texture de ses côtes dévoilée, la gueule ouvert, ahuri.
J'ai l'impression de ne plus avoir de père.
Robert doit mourir. Et le malheur par lequel mon père passe n'est qu'une seule raison de plus. Je le retrouverai et je le ferai payer. Si ce n'est pas par vengeance, ce sera par justice. Je sais bien que la dynastie Solitaire n'a pas été la meilleure, la plus correcte, mais notre peuple nous aimais et nous acceptais. J'ai déjà assister aux Comités Narvals plusieurs fois, je sais bien l'opinion de Robert. Robert... Robert est Hitler des mers. Il souhaite l'union de toutes les espèces marines, comme nous tous, mais ce par des moyens militaires, sales. Je le désapprouve. Je ne l'aimais déjà pas, la seule raison pour laquelle j'avais accepté de l'aider était pour aider mon père.
Je souhaitais l'assassiner par la suite mais c'est lui qui m'a tué en premier.
Bon, pardonnez-moi pour cette phase de haine. C'est terminé, maintenant je dois revenir à mon esprit stratège et à écouter la radio. Parlant de la radio, j'entends de l'anglais. Beaucoup d'anglais. Parfois, du narvalien mais beaucoup moins.
Je crois que je suis schizophrène et je crois que je ne rigole pas. Petit-Canard dit qu'il n'entend rien dans la radio. Je ne sais pas s'il ment, mais s'il ment il est possible que je sois paranoïaque. Je connais cet effet, j'ai déjà été enfermé dans une cellule, vous vous en souvenez. Enfin, j'espère. Moi je me rappelle à quel point j'étais devenu captivé par les quelques marches vers la portes, la seule chose que je pouvais voir grâce aux faibles rayons lumineux. C'est ridicule, je ne me suis rien fixé de la sorte ici. Il n'y a que ce planché quadrillé où chaque carrée est une cache de nourriture, ce globe de verre et les trois joyeux lurons qui m'accompagnent.
Pourtant, je suis persuadé d'entendre des voix dans la radio, ce que je suis moins persuadé c'est si il y a vraiment des voix dans la radio.
Vous voyez, habituellement, je ne suis pas fou. C'est le questionnement de "Suis-je fou ?" qui me détruit l'âme. Donc, en me demandant si je suis fou, je suis fou. Je suis fou.
Ah, et ce point que je vois au loin, et bien je crois que c'est la Terre. Je dis ça parce qu'on vient de dépasser la Lune.
18/09/2013
Bruits
18 septembre 2013
Je me suis approché de la radio durant le sommeil de Petit-Canard. Ce que j'y ai entendu m'a laissé sans voix.
Des sons, des bruits, des voix. Humaines, je parle. Pourtant, ce n'était pas un langage que je connaissais. J'ai donc tenté de jouer avec la fréquence de la radio et j'y ai découvert quelque chose de macabre. Je ne sais pas où nous sommes dans l'espace, mais je crois que l'astéroïde que je vois au loin est la lune car j'entends de l'anglais sortant de ma radio.
Alors bon, on peut voir ça de deux manières différentes. Dans le même principe que «Le vase est-il à moitié plein ou à moitié vide ?» on a «Vas-t-on sur Terre pour mourir ou pour avoir une dernière chance ?»
Au moins, si je meurs ce sera en ma patrie.
Je me suis approché de la radio durant le sommeil de Petit-Canard. Ce que j'y ai entendu m'a laissé sans voix.
Des sons, des bruits, des voix. Humaines, je parle. Pourtant, ce n'était pas un langage que je connaissais. J'ai donc tenté de jouer avec la fréquence de la radio et j'y ai découvert quelque chose de macabre. Je ne sais pas où nous sommes dans l'espace, mais je crois que l'astéroïde que je vois au loin est la lune car j'entends de l'anglais sortant de ma radio.
Alors bon, on peut voir ça de deux manières différentes. Dans le même principe que «Le vase est-il à moitié plein ou à moitié vide ?» on a «Vas-t-on sur Terre pour mourir ou pour avoir une dernière chance ?»
Au moins, si je meurs ce sera en ma patrie.
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